Dondequiera que estés


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Dondequiera que estés

Dondequiera que estés
te gustará saber
que por flaca que fuese la vereda
no malvendí tu pañuelo de seda
por un trozo de pan
y que Jamas
por mas cansado que
estuviese, abandone
tu recuerdo a la orilla del camino
y por fría que fuera mi noche triste
no eche al fuego ni un solo
de los besos que me diste
por ti brilló mi sol un día
y cuando pienso en ti brilla de nuevo
sin que lo empañe la melancolía
de los fugaces amores eternos
Dondequiera que

Où que vous soyez

Où que vous soyez
tu aimeras savoir
comment maigre le chemin
Je n’ai pas vendu ton mouchoir de soie
pour un morceau de pain
et que jamais
pour plus fatigué que
J’étais, je suis parti
ta mémoire au bord de la route
et froid comme c’était ma triste nuit
Ne jetez pas un seul feu
des bisous que tu m’as donnés
pour toi mon soleil a brillé un jour
et quand je pense à toi ça brille encore
sans être assombri par la mélancolie
des amours éternels éphémères
Où que ce soit …

 

ENCORE UN MOÛT EN PLUS…


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ENCORE UN MOÛT

EN PLUS…

Avec la venue de l’aube tremblotante, les premiers sécateurs entrent dans les rangs de vignes ruisselants. La machine finit son petit-déjeuner de carburant, monstrueuse elle bouche déjà la route par laquelle le rêve peut emporter et laisser croire que la main est irremplaçable en tous cas où entre les peaux pour que le toucher procure l’émotion. Le cortège des tracteurs tirant les bennes pleines aux pressoirs, parcourt les chemins de la vendange actuelle.

Des voix d’enfants à qui on a demandé d’écrire me grattent la feuille de présence.

Géographie, je parcours ta pensée du nord au sud. Un arrêt dans tes archipels, à l’embouchure du fleuve, aux mamelons des grandes plaines, aux buissons des orées, le bois garde son gibier à l’abri des chasseurs.

Quelque soit l’épaisseur du brouillard le chevalet hennie plus loin que le coq planté au clocher de l’église. Le cuir qui cherche le crin, n’a pas peur de se blesser les mains. Il y a comme un soc dans l’idée du sillon. La forme d’un épi gerbe sa chanson. Les outils araires sentent cette sueur qui me fait frémir sans que je puisse retenir le désir de m’y mêler. La terre remuée à un pouvoir extraordinaire, l’espoir semble toujours vivre en elle, comme la réjouissance du grain se montre à s’y enfoncer. Foins restés aux mangeoires de mes fantasmes extra-terrestres, je cours à steppe ton corps monté à cru, l’horizon devient plus vaste qu’un bord en limite, le soleil monte, les étages de l’armoire sont ouverts aux draps unis dans leurs fleurs. La corniche ceint le flanc comme une passerelle d’étreinte abdominale.

Des cris d’oiseaux sortent des aquariums et des portes-parapluie pour tendre l’aile et parachuter dans l’absolu nos idées farfelues.

 

Niala-Loisobleu – 25/09/18

 

L’envie de poursuivre  se fait plus forte, le vin est au chais au repos du moût. Les vignes m’ont coiffé comme à vouloir verdir de fruits la noirceur d’un ciel. L’interrogation plane, tourne autour, fait siège. A l’intérieur du donjon on met l’amour en moyen de défense. Les blés lèvent, je désarme le fusil de Vincent pour que les oiseaux du malheur ne reviennent pas les rougir. Entrer à se fondre, pour ne pas disparaître comme le Grand Tétras autre victime du temps laisser à la dérive. Les fils que cousaient les hirondelles ont servis de moyens de transports à l’Inter, le numérique n’a pas à se cacher derrière un mauvais emploi du au développement de l’indifférence. Comme nous n’abandonnerons pas l’handicapé, nous devons continuer de semer pour que les mers ne viennent pas ronger nos forêts pour cause de manque de bois-flotté. La nudité nous vêt en harmonie. Montrons-nous sans tabous sans déviances, dérives des accouplements entraînant à des modes sans présence de nature. Tout est faisable à condition que ce soit vrai. Mon cheval m’a appris à faire du vélo pour que j’aille plus loin, pas pour que je pédale du dérailleur.

Chant de fleurs Toi Emoi poussons sauvages. Ce que je viens de peindre est comme ce texte : la suite, le deux mains d’hier, le pour suite le mot de plus. Vois la retraite pendulaire dans la progression du tant, il y avait un coin d’autan plus favorable que le secret cathare s’y tient toujours, force du mystère qui survit à la connerie humaine, à sa curiosité aveugle de bavard, son incontinence génitale, son mépris de l’autre…

Niala-Loisobleu – 19/01/19

ENTITE


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ENTITE

La Charente lave un regard sur l’histoire. Pendant que je te parle de ma folie, sage, elle coule de son pas tranquille. Pourtant il a du s’en passer des choses ici depuis qu’elle  a commencé.. Des batailles, des guerres de cent ans, des exodes des régions de l’est, des lignes de démarcation, un fort réseau de résistance qui se perpétue aujourd’hui dans l’action gilets-jaunes.

Soit-dit en passant Jupiter il aurait du relire son histoire de France avant d’aller s’aventurer à Souillac. La paume sarladaise c’est à l’aïe. Demander à des maires qu’on a méprisé qu’est-ce qu’ils pensent qu’on pourrait faire ça propose entre autre chose la restitution du bonnet d’âne au roi fait néant.

Je veux pas me gâcher la journée.

Des yeux sur le trou, ma min va peindre dedans en fait c’est un creuset que ce trou là.

Quand la saison est au froid, que la terre herse, le fruit-loir hiberne juteux.

 La sève se concentre, besoin de pourrir; ça assainit.

Comme un moyeu qui roule dans mon né cieux, ma folie forge au galop, cheval d’orgueil qui veut amener la mer au labour des grands fonds. Une Atlantide au boisseau pour les semailles d’un voyage au-delà de la terre. Vie de poète, vie refaite à l’identique du seul rêve qui porte du bleu à l’oeil au beurre noir…

Niala-Loisobleu – 19/01/19