VEINE BLEUE


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VEINE BLEUE

 

Le projecteur tourne du haut du mirador léchant ton sang de sa langue

de barreaux-barbelés fondus en un autre métal acoustic arrachés

l’espace se veut allongé nu à peaux greffées

protégé de l’esprit malin clignant d’yeux doux racoleurs

Lecture métronome qui compte le battement du pouls au bief du poignet

les yeux se sont tapis sous la futaie de l’aube

les doigts eux liègent par mouvements flotteurs

Du plus reculé de la vallée

le lithographe pose son stylo et ponce pour enfanter l’image

en bridant l’encre d’un entre-deux pierres chaudes de jambages

La ficelle pelote le tourniquet de la broche

laissant les mains au touret de la taille égorger les mailles de la côte

Une felouque glisse son secret métaphysique dans le regard des cataractes

Niala-Loisobleu – 11/01/19

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