LA PREMIÈRE MARCHE


Un mètre quatre-vingt du dehors, sa première clarté, les boutiques encore fermées je me conte sur les doigts, pensées librement imprimées .

En désordre le tiroir du meuble de toilette, resté grand ouvert, peigne et démêle aux ciseaux. Une sarabande de petits bonhommes en papier se découpe dans la fenêtre.

Ma campagne se tient loin du bruit. Sur son carreau mon doigt tire l’enfant de la buée. La température se régule au fourneau des tempes. Quand la poitrine aura été tisonnée je crois pouvoir entendre l’entrain resiffler. Déjà le chant laitier de ta poitrine me parvient. Ma barbe vient se laver à ses soies.

N-L – 08/01/19

Une réflexion sur “LA PREMIÈRE MARCHE

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