AU-DELA DE LA PEUR


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AU-DELA DE LA PEUR

 

Le soleil dur sur le sol éclaire d’un bout à l’autre de la gamme

Pas un nuage

La voûte uniforme montre un bleu d’une nudité totale

Des hommes aux importunités gazeuses ont retenu leur bêtise ailleurs

 

Le bruissement des haubans est en cordes piano accordé

 

Seul ton souffle suit le balancement de tes seins à gorge déployée comme les voiles de mon bateau qui les porte à jouer

Au carré

DD avec crinière noble sans perruque ni jambe de bois m’entretenait hors du bandeau qui pirate l’espace de vie

propos métaphysiques propres à contrecarrer la peur de la mort

démonstration non-scientiste de vie éclatante

Toi toute petite

dans les années de ton enfance

tu me tenais la main comme de rien en toute confiance

Voilà de ces instants d’un métro qui passe d’outre-tombe à clarté naturelle

sans que les grimaces des épouvantails de prétendues croyances troublent la clarté de l’eau et chlore le débat…

 

Niala-Loisobleu – 04/01/19

 

 

7 réflexions sur “AU-DELA DE LA PEUR

  1. On nous en avait trop conté.

    Le cœur retournait sa veste

    Et sur son poil rentré

    mourait.

    Que savions- nous des signes

    Sinon la chair aussitôt

    Reconnue indigne

    Et les orgues enrouées des os?

    Nous attendions le stable

    Dans la marée moqueuse du ventre

    Et des mots inédits qui éventrent

    Les doutes taillés sur le sens commun.

    Il aura fallu que nos mains écument le silence

    Et son insensé abandon sur le sable

    Du soir. Seule reste l’énigme de sel

    Parfaite

    Dont on épelle gravement le nom

    Dans la bouche inédite du savoir

    En robe de fête.

    Barbara Auzou.

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