POST-HALL (10)


Noël

Le désert heur chante Boris a tue-tête en voyant le gris qui s’étale en guise de soleil

La nuit fait abat-jour comme une fausse-couche de nativité dans les sabots d’enfants déférés

Un cheval son oiseau sur le dos glisse un traîneau vide en sifflant merle-moqueur bleu comme une orange

La flamme bien cachée à l’intérieur

Comme ailleurs où tout ce qui brille ne peutF être hors

N-L – 24/12/18

8 réflexions sur “POST-HALL (10)

  1. Tout aimer

    Aimer tout aimer
    même le froid et ses morsures
    même l’heure qui sépare
    et les déserts du chagrin

    Aimer l’arbre fendu
    la fontaine sans eau
    et le visage blessé
    où ne vont plus les songes

    Aimer les mains qu’on n’ a plus
    et la caresse abandonnée
    et la saison obscure
    que n’éveille plus l’oiseau

    Croyez-moi
    je sais de quoi je parle
    j’ai le coeur léger comme vous
    il faut aimer à en brûler
    même l’instant sans joie
    qui serre le coeur
    qui serre le coeur

    Jean-Pierre Siméon.

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    • Le bleu
      Seule parade possible à pareil jour
      Le rouge en temps normal allant de pair
      Être Vous est en tous points Nous
      Label image d’un soleil étranger à la météo du vent qui soulève pas la jupe en aimant…

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      • La facilité en personne. Paul Eluard.

        Ta douceur tes défaites ta fierté de velours

        La géographie légendaire de tes regards de tes caresses

        L’orgue des contagions

        Des mélanges de l’œil et des mains

        De la neige et des herbes

        Du printemps et des herbes

        Des mouvements secrets de la mer sous la pluie

        Du silence et de ta candeur magnétique

        Du vent qui prend le goût de la jeunesse

        Et des baisers donnés de loin

        Du vent qui te donne la main sous tes habits.

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