AU M’AIME PONTON 


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AU M’AIME PONTON

Dans l’enveloppe un battement à bout de code barres éclot , l’oreille en vrille d’une vigne partagée, deux vers transfusent, une paire d’oiseaux se déploie dans le cri chien délivré de la chaîne. De l’écorce d’une coque posée sur les tréteaux du charpentier-naval un identique sursaut parcourt la longue ligne de vertèbres centrale. Quelque déploiement en grand pavois rappelle un Tibet proche quand les trompes népalaises étendent les tissus de couleur sur la blancheur montagneuse. La pente nerveuse du bord de cabane tressaille à l’éventré du mystère tenant son secret comme vérité. Quelle correspondance évoquer pour décrire pareille émotion ? Ils sont désormais au coude à coude, plus besoin de demander, au premier regard les seins gonflent un air pur et porteur de félicités simples. Il y a de cette petite fille au mur qui tient le passage à deux mains, innocence florale sur lit de pierres émergentes au galop du torrent. La truite sauvage trace d’un éclair argenté le rayon qui portera la roue. Que de fruits pour sortir les saisons des confitures et les laisser librement pendre. Si les branches prennent la flamme au disque de feu chromatique c’est  en raison de la bassine d’ô tenue en permanence au bandé de l’arc-en-ciel. L’Atelier déambule, l’Atelier flotte, l’Atelier vacance, l’Atelier campe  à domicile. Dans le bain où ton image trempe,  se développe à venir positive au mur, une envie commune…

Niala-Loisobleu –  11/12/18

4 réflexions sur “AU M’AIME PONTON 

  1. Le soleil est à sa place, les jardins n’ont plus de pays, seuls avec l’eau que des colombes traversent pour y construire leurs nids sur pilotis…
    Tendre est l’exigence renouvelée d’un autrement…Et travailleuse, travailleuse à vaincre la tristesse des lacs…

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    • Du soleil nulle question ne se pose. La dentelle montre le généreux du jardin par chacun de ses trous. L’ordre allant jusqu’à redistribuer les places d’anneaux autrement. L’alliage porte en lui cette commune présence de l’esprit en chair…

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  2. POESIE POUR POUVOIR

    Poussant la porte en toi, je suis entré

    Agir, je viens

    Je suis là

    Je te soutiens

    Tu n’es plus à l’abandon

    Tu n’es plus en difficulté

    Ficelles déliées, tes difficultés tombent

    Le cauchemar d’où tu revins hagarde n’est plus

    Je t’épaule

    Tu poses avec moi

    Le pied sur le premier degré de l’escalier sans fin

    Qui te porte

    Qui te monte

    Qui t’accomplit

    Je t’apaise

    Je fais des nappes de paix en toi

    Je fais du bien à l’enfant de ton rêve

    Afflux

    Afflux en palmes sur le cercle des images de l’apeurée

    Afflux sur les neiges de sa pâleur

    Afflux sur son âtre…. et le feu s’y ranime

    Agir, je viens

    Tes pensées d’élan sont soutenues

    Tes pensées d’échec sont affaiblies

    J’ai ma force dans ton corps, insinuée

    …et ton visage, perdant ses rides, est rafraîchi

    La maladie ne trouve plus son trajet en toi

    La fièvre t’abandonne

    La paix des voûtes

    La paix des prairies refleurissantes

    La paix rentre en toi

    Au nom du nombre le plus élevé, je t’aide

    Comme une fumerolle

    S’envole tout le pesant de dessus tes épaules accablées

    Les têtes méchantes d’autour de toi

    Observatrices vipérines des misères des faibles

    Ne te voient plus

    Ne sont plus

    Equipage de renfort

    En mystère et en ligne profonde

    Comme un sillage sous-marin

    Comme un chant grave

    Je viens

    Ce chant te prend

    Ce chant te soulève

    Ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux

    Ce chant est nourri par un Niagara calmé

    Ce chant est tout entier pour toi

    Plus de tenailles

    Plus d’ombres noires

    Plus de craintes

    Il n’y en a plus trace

    Il n’y a plus à en avoir

    Où était peine, est ouate

    Où était éparpillement, est soudure

    Où était infection, est sang nouveau

    Où étaient les verrous est l’océan ouvert

    L’océan porteur et la plénitude de toi

    Intacte, comme un œuf d’ivoire.

    J’ai lavé le visage de ton avenir

    Henri MICHAUX, « Poésie pour pouvoir », in Face aux verrous, éd. Gallimard, 1967

    Dormons bien…

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