INSTANT TANNE


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INSTANT TANNE

Je te vois assise dans l’atelier

baguette d’orchestre odeur de peint

pression retenue tube bleu de cobalt

lèvres rose tyrien sur les joues d’un chrome orange au couchant

la menthe couchée par le vent

à genoux

en retenant les volets j’ai murmuré d’une voix douce

le regard tourné sur l’attente de livraison

un code barres muet en ligne fait feuille-morte

venu des îles le remuement poitrinaire de la mer roule les galets jusqu’à la falaise

les oiseaux-marins passent à bord des canots d’embruns

le nez coule d’un virus grippal

je t’aime en formes sur la toile

 

Niala-Loisobleu – 09/12/18

8 réflexions sur “INSTANT TANNE

  1. J’ai vu des ombres aveugles qui cherchaient à arracher l’amour planté bien droit à la rétine…Qu’elles errent donc têtes en feu dans la nuit bien épaisse…J’habite un refuge de lumière que je mors jusqu’au sang. Il y a dans nos mains comme des siècles de secrets que seules connaissent les chambres où l’amour devient natal…
    Peignons écrivons comme on piétine le lieu commun , fêtons la naissance de l’oiseau vierge de tout voyage dans nos paumes…

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    • D’épaisses fumées aux malédictions natives circulent à la rencontre d’opportunités létales dans l’intention de nuire. J’ai d’abord calfeutré le bas d’un haussement d’épaule en étant conduit à mettre le haut sous tension. Pernicieuse poussée de fièvre à canaliser au vide-ordures.
      Les arômes de garrigue en état d’alerte veillent à l’assainissement…

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  2. Suspends
    Mon pharmaceutique
    Dimanche
    sur ta plus belle branche…

    Yves Bonnefoy, la dérision de Céres,

    Par amitié pour les mots de sa fièvre
    Il regarda par la vitre embuée
    De son sommeil. On se parlait, dehors,
    Il entrouvrit sa porte, il faisait nuit.

    Ah, peintre, qu’est-ce donc que cette main
    Que tu prends dans la tienne quand tu dors,
    Pourquoi la retiens-tu, cette main d’enfant,
    Comme si sa pression te délivrait

    D’une peur qui ravage tes images?
    Moi, je rêve que tu en guides la confiance,
    jusqu’à celle qui juge, qui condamne,

    Mais qui aime et qui souffre.Que tu réconcilies
    L’enfant et le désir. Qu’il n’ y ait plus
    D’étonnement dans l’un, de vindicte dans l’autre.

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