ABOIS D’OREE


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ABOIS D’OREE

Il semble que le coq soit retenu au faîte d’un clocher de village englouti

au chardon qui violace ma langue  je souris d’un vert que le vent ondule

comme cet ocre rond de mon suçon roussille l’aréole de l’écorce blanche de ton sein endormi

mes poils blancs renaissent à ta râpe

cendrés du marais comme un héron qui se dresse déploie l’infini

les vertèbres de la charpente marine craquent en colonne

les paroles des planches du pont

d’idées épicées en vol de nuit

à peine sortie du drap

sur le sable l’humide se mêle au besoin de soleil…

Niala-Loisobleu – 26/11/18

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