Vas sereine au Centre de mon peint 


41cb7028aef3bc40fc65ca3d8dfa2ef7

Vas sereine au Centre de mon peint

Ce dossier où les reins calés font rocking-chair voient le bout d’une plaine juste après le premier rang d’orties, la chaleur en fait friser la poussière qu’un vent tient soulevée

Des chevaux emplumés naissent de l’évolution

Je rêve, de mains au ciné de mon quartier, la flibuste martelant le pont de sa jambe de bois

Où sont passés mes caniveaux, il reste assez d’élan pour ricocher

Ton nu dressé de tout son flanc penche de  ses briques de terre-franche en pisé aux terrasses du pâturage

Ton dos tire le son des clochettes ovines

Mon dieu comme tes seins me portent au sentier en corniche où le surplomb tient à demain

Tes mots pris par la musique déplissent l’accordéon de l’étui sans que la mendiante s’en effarouche

Ceux à qui nous ne devons que la peine de les connaître je les ai émasculé pour qu’ils ne puissent plus reproduire

Vas sereine au Centre de mon peint  la garce qui nous assiège perce sa différence autrement qu’en âge…

 

 

Niala-Loisobleu – 23/11/85

7 réflexions sur “Vas sereine au Centre de mon peint 

  1. L’étendue d’un dos à mesurer le ciel plus grand
    le poids des pierres et des pensées
    retombé sur le cirrus des seins familiers
    tu te perds dans l’intervalle tiède et rassurant
    qui cache à peine la clef de tes printemps
    d’une aube à l’autre balancée doucement…

    Je sais comme tu n’aimes pas les exclamations …
    Alors sans m’exclamer et gravement: Comme ton texte est beau, mon Alain..

    Aimé par 1 personne

  2. Nue et désemparée

    au jour qui la traverse

    d’affronts, de tensions,

    de fureurs et d’accalmies,

    à la forge et à la cendre,

    la gravité pâle en sa robe

    d’interrogations et d’envies

    redonne confuse l’attention claire au geste

    et la connaissance de ce qui s’ingénie

    à rompre, à briser, ou à renaître au tison.

    Elle qui s’était clouée le cœur

    à la combe et au versant le plus escarpé

    de la tourmente du tout- ou- rien et du conflit

    accepte à l’aurore de se laisser bousculer, tendre,

    et tous les rires dedans qui restaient à secouer

    se répandent féconds et en pluie

    au crépuscule de la fleur.

    Barbara Auzou.

    Aimé par 1 personne

    • Le silence où tu trempes ta plume nivelle les cahots du chemin par le sens araire qui chante les semailles !
      On a mal de vivre une injustice aux multiples visages
      Pourtant on en puise qu’énergie
      Se dépassant soi par l’autre…
      T’ai-je dit que ton écriture me préserve de l’attaque de la laideur ma Barbara ?

      Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.