L’ÉTERNITE NE PENCHE QUE DU CÔTE DE L’AMOUR


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L’ÉTERNITE NE PENCHE QUE DU CÔTE DE L’AMOUR

Je ne m’aime pas même si je suis mon tout premier prochain.

Cette image de l’homme sautillant sur la
Lune n’est pas plus extraordinaire que la pierre immobile.

Tel homme est malade.
Sa maladie est sociale.
Sa maladie s’appelle la haine.
Il vit. mais il se soigne à la haine d’autrui.

Ce comique imite quelqu’un qui n’existe pas.

C’est la barque qui montre l’ondulation de la mer.

La paix ne s’exporte pas, la guerre, si.

Il est des courtoisies qui surviennent par défaut de noblesse.

Elle m’apporte un verre de soif.
Et elle le boit avec moi.

Mes mains accomplissent, ô miracle, la pierre dans ses seins !

Des dessins rupestres m’attendent chez une jeune fille.
Je dois les recopier sur ma vie.
Qu’elle le sache ou non.

Les pas, étincelles du voyage.

Le silence est un effet secondaire de l’infini.

C’est drôle : la goutte de pluie tombée sur l’arbre s’accroche encore à l’une de ses branches avant de tomber au sol.

Tel poète se retire dans le monde.

Ce que j’aime chez cet artiste flamand, c’est qu’il est un peintre de l’inaudible.

La pierre a la tête dans l’immobilité et les pieds dans le silence.

Par l’immobilité, la pierre fait front à l’absolu.

De la pierre monte l’immobilité comme le rêve premier.

Chez la pierre, l’immobilité est labeur.

Abdelmajid Benjelloun

 

LES SOLEILS VERS 1


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LES SOLEILS VERS 1

 

 

Le seul rythme, végétal

De nos souffles chèrement gagnés

Et des ailes poussées à nos sandales,

Nous pouvons oeuvrer à l’aurore.

Sur la hanche nue de la métaphore,

La main sonne juste

Et ponctue à peine le séjour vibrant du buste

Erigé dans la couleur tremblée.

Oeuvrons encore dans l’intervalle

et aux coupes versées

Dans le grand chantier du matin.

La main sonne juste encore

Et sans emphase

Au secret du tableau

A la peau de la phrase.

Oeuvrons comme on persévère

Et au front lustré de l’entente

Comme des enfants peut-être

Faisons commerce de lumière

De mots et de menthe:

Un lâché de soleils vers

Le geste de renaître.

Barbara Auzou

 

 

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Les soleils vers 1 (Nouvelle série)

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