LA FENÊTRE IMMOBILE


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LA FENÊTRE IMMOBILE

 

Par le trou percé vient l’image du second mur. Laquelle est la bonne ? Au sommet des deux troncs, j’enjambe l’idée toute faite, le flou  libère la clef accrochée à ton nombril. Le divin se prend les pieds dans le tapi, ah enfin, les musettes replient leurs gaules, les tabourets de Cour passent par la chaise-percée du mont seigneur et pour le  pain quotidien tu te démerdes, faut aller au charbon, Messie mon P’tit-Gars.

(silence – un accessoiriste vaporise du flou artistique à la bombe)

-Reprise

Pas de cloche qui sonne, aucune mouche qui coche

puis

un bruit de cheval se reconnaît à l’odeur d’humus éventré qui rameute les mouettes

je me dis que l’heure est la seule manifestation d’une présence déiste vu comme c’est chiant, toujours liée à l’attente, un compte à rendre, un contrôle où il faut pointer, le prix de l’heure y a que ça qui compte, je lui arrache les aiguilles comme un môme qu’on croît sadique alors que c’est qu’un enfant qui veut pas devenir faussement adulte.

L’endroit le mieux placé reste le moment où tu te désabilles pour rester nue avant que le matin sorte ses dessous qui cachent.

La fenêtre a libéré le mouvement, ça bouge.

Le pas ouvert

Mais si les mots sont des bêches?

Alors la mort, en dessous, n’aura capté que ton écho.

Ta parole bouclée se confond toujours avec la vapeur exhalée par nos bouches

Quand l’hiver sème son givre sur nos manteaux.

L’esprit ne veut pas durcir comme pierre

Et lutte avec le limon qui l’entraîne à s’y essayer.

Mais le sommeil, le sommeil, est une bêche parcimonieuse.

Ô, qui veut partir, disparaisse dans la nuit que la douleur ne malmène plus!
René Crevel

Te voici palpable, souple, dodue le tube qui rit la couleur quand mes doigts appuient dessus…

Niala-Loisobleu – 12/11/18

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