SENTANT AUJOURD’HUI


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SENTANT AUJOURD’HUI

Les blés attendent au fond des sillons retournés

le ventre de la terre niche leur graine

sans les séparer des os qui les côtoient mémoire en grenier

Un moment dont on parle à côté depuis 100 ans

descend sa couleur racoleuse, le théâtre va ripailler

ma diatribe reste en sentinelle le danger du plat empoisonné demeure

Joint à ton humide présence, collé à cru

j’accompagne ton cri de sauvegarde, l’amour est épié

ô ma Barbara ne t’écarte pas, de noirs oiseaux planent armés jusque dedans la paix

Le cheval est rentré, il tient l’orée avec le chien

j’ai retiré du hit-parade le bruit de balles des musiques militaires

ouvre le piano, le violon est sorti de l’étui, viens dans mes bras que je t’embrasse.

Niala-Loisobleu – 11/11/2018

8 réflexions sur “SENTANT AUJOURD’HUI

  1. Tout est toujours « à côté » dans le discours convenu mais puisque nous avons décidé que rien ne se définirait ainsi quittons les bois d’orage pour cueillir les roses rousses de l’orage comme les rêveurs ponctuels que nous sommes. Force reste aux preuves de la vie, nichées dans le cri et l’œil des mains…
    Je t’embrasse contre et colorée après avoir dévoré les corbeaux, volubiles valets du noir….

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    • Les roux d’heurs poussent des deux pieds en rainant le parquet. Les lames viennent d’elles mêmes au frottis-frotta pour ouvrir la piste de danse. Les oiseaux du malheur s’enrôlent à la cour du roi Macron. Un blocage monte en rut. Je te garde au touffu dans la clairière des fées ma Barbara, embrassée💓

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      • Au centre de la ville la tête prise dans le vide d’une place

        Ne sachant pas ce qui t’arrête ô toi plus forte qu’une statue

        Tu donnes à la solitude un premier gage
        Mais c’est pour mieux la renier

        T’es-tu déjà prise par la main

        As-tu déjà touché tes mains

        Elles sont petites et douces

        Ce sont les mains de toutes les femmes

        Et les mains des hommes leur vont comme un gant

        Les main? touchent aux mêmes choses

        Écoute-toi parler tu parles pour les autres
        Et si tu te réponds ce sont les autres qui t’entendent
        Sous le soleil au haut du ciel qui te délivre de ton ombre
        Tu prends la place de chacun et ta réalité est infinie

        Multiple tes yeux divers et confondus
        Font fleurir les miroirs
        Les couvrent de rosée de givre de pollen
        Les miroirs spontanés où les aubes voyagent
        Où les horizons s’associent

        Le creux de ton corps cueille des avalanches

        Car tu bois au soleil

        Tu dissous le rythme majeur

        Tu le redonnes au monde

        Tu enveloppes l’homme

        Toujours en train de rire
        Mon petit feu charnel
        Toujours prête à chanter
        Ma double lèvre en flammes

        Les chemins tendres que trace ton sang clair

        Joignent les créatures

        C’est de la mousse qui recouvre le désert

        Sans que la nuit jamais puisse y laisser d’empreintes

        ni d’ornières
        Belle à dormir partout à rêver rencontrée à chaque

        instant d’air pur
        Aussi bien sur la terre que parmi les fruits des bras

        des jambes de la tête
        Belle à désirs renouvelés tout est nouveau tout est

        futur
        Mains qui s’étreignent ne pèsent rien
        Entre des yeux qui se regardent la lumière déborde
        L’écho le plus lointain rebondit entre nous

        Tranquille sève nue

        Nous passons à travers nos semblables

        Saas nous perdre

        Sur cette place absurde tu n’es pas plus seule
        Qu’une feuille dans un arbre qu’un oiseau dans les

        airs
        Qu’un trésor délivré.

        Ou bien rire ensemble dans les rues

        Chaque pas plus léger plus rapide

        Nous sommes deux à ne plus compter sur la sagesse

        Avoue le ciel n’est pas sérieux

        Ce matin n’est qu’un jeu sur ta bouche de joie

        Le soleil se prend dans sa toile

        Nous conduisons l’eau pure et toute perfection

        Vers l’été diluvien

        Sur une mer qui a la forme et la couleur de ton corps

        Ravie de ses tempêtes qui lui font robe neuve

        Capricieuse et chaude

        Changeante comme moi

        O mes raisons le loir en a plus de dormir
        Que moi d’en découvrir de valables à la vie
        A moins d’aimer

        En passe de devenir caresses

        Tes rires et tes gestes règlent mon allure

        Poliraient les pavés

        Et je ris avec toi et je te crois toute seule

        Tout le temps d’une rue qui n’en finit pas.

        L’entente, Paul Eluard.

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        • Introspection naturelle que tu rends obligatoire par ce poème qui me plonge en toi
          J’ai quel âge ?
          A l’angle du Bd St-Germain et de la place du même nom Graindel m’envahit, je n’entends plus que bleu, surréaliste je deviens, je jette ma gourme au vent qui l’attrape dan son bec et la jette en Seine.
          Le monde recule je t’avance et vice-et-versa chacun son tour , je crie ensemble, nous y sommes
          comme le seuil qui peut exister dans le mur
          Ce qui balance pointe
          Le court s’agrandit, la vie du ventre s’allonge, tu me dis viens je te réponds dedans …
          C’est beau ce que tu m’offres en réponse ma Barbara, merci en baisers…

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