QUAND RETRANCHE


969b2b676fb2bd3b3c76a11f9bfd57dd

QUAND RETRANCHE

Qu’une buée à dessiner, je t’écoute pare-brise ruisselant

de rage les essuies-glace t’ont dégrafé.

La rivière se flaque, je rame, la route s’enlise, je m’envole

cormoran pour dépasser la ligne d’horizon, mettre ma cravate, mon veston et le bas de mon pantalon au seuil de ton cri.

Un long courrier Mermoz sur l’étendue sablée, le Petit-Prince s’élève en tenant la ficelle de son ballon, Antoine est fait Saint-Exupéry sans avoir été canonisé.

Je crois venir une foi de Toi.

Quand je te prie les seins des deux mains, un autre jour se fit, ça va de soie comme l’arbre Amante produit la fraîcheur d’enfants aux yeux bridés. Ton delta est bien plus muni de bras que Civa pourtant quand tu pieuvres t’as les yeux qui salent à me faire suivre ton étier. Les huîtres verdissent aux claires et les moules grandissent aux bouchots, un esquif à fond-plat bourriche.. Sous la pierre l’algue se redresse à la montée de la marée, mon estran passe, va-et-vient l’oeil collé au coefficient de tes seins, mes balises.

Sais-tu qu’à lin je suis de toile à sac, chien fou pacifique d’une image de Gauguin luttant contre la petite-vérole des permissions de marins à découvert. Tes reins et tes pores de nacre, si je les empoigne je me sens du Bario comme un Astor débarquant rue de Lappe, plus chien qu’une baveuse de dogue allemand.

Cent ans avant, mon grand-père affalé dans son boyau canonné, en était à se forger l’idée que jamais plus il ne reverrait Marthe…

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2018

Une réflexion sur “QUAND RETRANCHE

  1. Navigante enfant, je te donne ma main-essuie-glace qui en sait long sur les contours de ton visage et sur la parole qui dénoue, une main toute habillée d’air pur et de mots en costume du dimanche. Tu peux faire comme chez toi dans le remue-ménage de chez moi sans me perdre au-dedans, j’ai appris par coeur les couleurs du matin sur la tulipe à sourires et ton entière façon d’être là m’accroît et me libère..Je te tiens par la main, la main de tous les hommes…

    .
    « Ecoute mon souci de toi qui s’avance sur la pointe des pieds » (Claude Roy)

    Je t’embrasse mon Alain.

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.