CES GOUTTES A LA SOIF INASSOUVIE


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CES GOUTTES A LA SOIF INASSOUVIE

 

Le canal se borde et ne peuplier

un chaland chargé d’état d’âme se tire comme un batelier  au lé

sur la tête d’une armoire sans pharmacie, un vol d’oies sauvages appelle à s’y joindre.

Devant cet ocre qui court sur les hanches de la colline quelques pensées font devanture de chrysanthèmes autour d’un jardin d’enfants. A pigeon vole. La coulée verte se répand sous tes fesses devant le chien qui tient garde pendant que la main ligne de vie, un doigt dans l’encrier, un autre sur la palette, l’accordéon tord ses reins en pulsions fertiles le long de nos rues, sa courbe de parturiente met au monde un air respirable.

Les tâches qui te retiennent ne parviennent pas à mettre en marge un programme qui dérange, la mer devant la porte ne montre que l’étal exhibitionniste du port, richesses qui ne savent même rien d’autre que s’accrocher à quai, alors que notre pauvreté nous procure l’art de naviguer en pénétrable. Le sémaphore devant la côte sauvage nous guide nus sans que le froid ne nous sommes de retourner au show d’une vie pleine d’un quotidien ordinaire grouillant d’indifférence. Nous sommes tellement l’un de l’autre que la proximité ne peut user notre partage. A voir de loin rapproche comme ne peut savoir ce qui compresse de faux transport métropolitain.

Les planches de bois flotté ont noyé les cris inhumains du débit arboricole des scieries. La montagne téléféérique panoramise les baies fruitées  qui sentent la garrigue et le poil de l’animal qui y jouit, le corps encorné au mouvement éternel d’un levé de poussières.

Entends ce cri qui n’est que le rebond de la nuit des temps, nous sommes d’ailleurs…

 

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2018

Tête en bas ~Étienne Faure


A la rame nasse
la main
en peinture…
N-L

enjambées fauves

.

Le fleurissement noir des corbeaux en gerbe
au-dessus des labours annonce
le retour des famines et des guerres
dans les tableaux enneigés de fusain
presque en cendre, au soir consumés,
cadavres de chevaux et d’humains tombés
à la bataille, se disant, gisant, je suis gisant
noir figé, yeux grands ouverts,
pas de circulation,
le reste fut rincé d’un sabre d’eau claire,
j’existais voilà peu, la mort me prit au bord du ruisseau
il n’y a pas deux heures, deux cents ans, cela
alla si vite — quel foin dans le crâne,
vois comment le sol te reçoit,
ton corps, ta tête pleine de foin,
les vertèbres tournées vers les viscères,
et comment la main parfois recueille le front
avant la chute, tout cela
en peinture.

noir figé

Étienne Faure, extrait de Tête en bas [Gallimard nrf, 2018]

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JE CUISTONNE


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JE CUISTONNE

 

Les herbes s’éveillent, levant leurs fumées dans l’haleine du matin. Des coins de buissons dénudés, frissonnent en perlant des escarbilles du train de nuit Le couvercle non enfoncé, éteint quelque peu la montée des bulles, entre les interstices de l’eau qui bouille me parviennent des langueurs de veau, la langue à l’école du train et la transparence du moulin à sans prières à verse.

« Je t’aime couleur lagon »,

Dans les fleurs du papier-peint je trouve motif à unisexe. L’odeur des champignons que les lardons soulèvent a un coté basilic rougissant comme tomate, j’aime l’olive de Novembre…

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2018

DEPART


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DEPART

 

Comme pour avancer dans tes yeux j’ai choisi d’y nager, ce matin il pleut

dans l’humide il y a aussi certain soleil.

Les oiseaux chantent, ils sont sous la douche dans l’endormi du matin.

Au sein de notre jour la couleur du rémouleur vient affûter la pigmentation, au trait du trottoir c’est le jour de tous les seins.

Mon mois commence, à cheval…

 

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2018