LE NU PERDU


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LE NU PERDU

A Toi ma Barbara, fatigués mais de soleil – N-L

Porteront rameaux ceux dont l’endurance sait user la nuit noueuse qui précède et suit l’éclair.
Leur parole reçoit existence du fruit intermittent qui la propage en se dilacérant.
Ils sont les fils incestueux de l’entaille et du signe, qui élevèrent aux margelles le cercle en fleurs de la jarre du ralliement.
La rage des vents les maintient encore dévêtus.
Contre eux vole un duvet de nuit noire.

Philippe Jaccottet

A la remontée


Du fauteuil ouvrant l’issue, je balaie les sorcières et leurs bêtes rampantes propres à salir. La fatigue alourdie par les dérangements des derniers jours, cherche par le fenestron du jardin un retour de ressort. Les arbres émettent de la présence pour débarrasser le bois mort. Il fait toujours chaud pour la saison. Assez pour donner assez d’imagination à l’herbe. Des oiseaux restés jouent au mobile au-dessus du berceau du nouveau-né. Les bottes attendent le long d’un jambage. La cheminée est prête. De la chambre sort le ronflement du chat.

La Charente reprend du souffle.

N-L – 18/10/18

CELUI QUI GLISSE UN DIEU AURA UN GAGE


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CELUI QUI GLISSE UN DIEU

AURA UN GAGE

Au début des cours d’eau le fil a reçu la direction choisie par la nature. Le choix s’est inscrit dans un consensus de parfaite harmonie, les cochons allèrent à la soue sans que ça pose de réclamations. Tout comme ce qui ne respectait pas la chaîne alimentaire ne put obtenir de droit de séjour.

Puis vînt l’homme avec un si long décalage que le créateur de base avait disparu, des millions d’années du jamais vu, on n’y résiste pas. Celui qui glisse un dieu aura un gage.

Quel dommage, celui qui s’est chargé de la création humaine, devait déjà avoir des gènes macroniens. Parfaitement incompétent, aveugle et sourd, aucune culture de la nature, une prétention insolente et gerbante en plus, un petit trou-du-cul incapable de transiter par lui-même, juste bon à faire chier le reste de la population terrestre.

Après des siècles de volonté du désastre voici qu’on arrive à terme. Le sens du fil est en voie de retournement.

La secousse que mon hypersensibilité en reçoit me traumatise un max

J’ai des idées de décrochage, des tentations de départ, qui en viennent à m’insupporter l’odeur que je respirais comme un gaz énergétique. Mettre la lumière dans l’obscurantisme obstiné ça appelle à relativiser le fondamental.

Non, je ne peux supporter de voir des mots déplacés dans des coms hors sujet, , des phrases détournées de leur sens profond pour un bavardage de trottoirs, , un tapage pour le disque posthume mené par l’aide Laetitia, enfin que de l’à-côté de la plaque tel le changement du nom de l’essence qui ne fait que dépenser du fric pour rien, mais qui en conclusion écarte tout acte pour qu’on réagisse….

Cet état est un aveu de volonté de nuire.

Niala-Loisobleu – 18/10/18