LABEL LETTRES


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LABEL LETTRES

Dédicace à B.A. qui ce matin m’a soufflé le souvenir d’un mètre à panser

 

Si la porte n’avait pas entrebâillé son galop au virage d’Auteuil, j’aurais jamais su qu’il était de tempérament si gai. Un joueur d’échec en bois qui au réveil enfourchait son bidet en se prenant pour une autre.

Sur le dos du bureau le grand-boulevard plein d’encre éponge les nouvelles éculées comme celles qu’on invente faute d’avoir quelque chose à dire.

De sa bouche en cul-de-poule on aurait eu du mal à croire à la vérité, qu’elle faisait rosière dans la vie.

Il y eut soudain un étrange silence quand la diligence s’arrêta au relais avant les quatre-chevaux partis en premier.

L’amant dans le placard éternua avant l’étroit coup du gendarme quand de la tringle du rideau tomba  la femme du cornac en criant : « Je veux en corps mon ailé fan rose ».

Ainsi fond la frigide banquise à la rencontre du remonte-pente qui l’attire à elle comme l’officiel a plus court.

http://www.epistemocritique.org/IMG/pdf/Cape-tardieu.pdf

Niala–Loisobleu – 11/10/18

7 réflexions sur “LABEL LETTRES

  1. Savez-vous la nouvelle ?

    – Ma foi non !

    – Il paraît…

    (mais soyez courageux, attendez-vous au pire !)

    il paraît que le Temps par une nuit sans lune…

    vous devinez ?

    – Hélas, je n’ai que trop compris,

    Ô Dieu est-ce possible ?

    – Telle est la vérité !

    – Quoi, dites-vous, le Temps et la Nuit ?…

    – Elle-même !

    – C’était donc pour cela que ces deux misérables !

    J’aurais dû m’en douter !

    – Ce serait beaucoup dire :

    tout s’est passé sans bruit

    comme un léger frisson pendant un long sommeil.

    – Et nous les orphelins, qu’allons-nous devenir ?

    Jean Tardieu.

    Merci mon Alain

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