FORET SECONDE


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FORET SECONDE

 

S’il restait un fleuve à franchir, si la solitude du passeur n’était pas tout à fait la folie, si le brusque étranglement de ma voix ne trahissait que le vertige de ma force
à son midi, tu ne m’échapperais plus, sanglier, en te multipliant, beauté, en éclatant de rire, et la forêt qui suffoque à te détenir sans partage,
accueillerait le vent, s’ouvrirait à la rude et radieuse alchimie de la seconde nuit. Car la fiente des rossignols ne jalonne encore qu’un layon où l’enfer peut surgir, mais c’est le
bon chemin. Et c’est le seul indice qui fortifie l’attente de nos lèvres. Scintillante invective et dôme de fraîcheur, le feu qui vient à vous n’est plus
désespéré.

Jacques Dupin

Euréka dit l’inspecteur c’est bien sûr…

Alors comme la ligne droite qui se met à serpenter parce que le bout langé viennoise, mon beau danube bleu, sissi tais ta gueule qu’on s’en tende. Je sens bien qu’on nous force, le moindre de tes mouvements est dans les petites roues de ma biologique montre bracelet ma Muse et souvent avant même que tu fasses remontoir. J’ai des orties qui brûlent dans une lignée d’oeil qui voulait pas voir ça, oui mais. Mets ta peau au pouls de mon cheval, point d’art, le voici qui déjà franchit la rivière, là où des écopes malveillantes voulaient puiser l’eau. On fait des êtres supérieurs bardés de savoir et manquant totalement de faire. L’ironie est là toujours prête à t’attraper par la barbichette.

Soit…

Alors du poil en premier, je ne garderai que l’intime senteur automnale en forêt seconde…

 

Niala-Loisobleu – 07/10/18

 

 

 

4 réflexions sur “FORET SECONDE

  1. La contre-confidence
    l’appareillage insatisfait indestructible
    des pierres de la jetée dressées avec la nuit
    contre la nuit, contre ses trafiquants mythiques
    désormais le pour et le contre
    crachat de pieuvre, éclaboussures de la loi
    je hais ce simulacre de mutilation
    coupe, rejet
    d’une haute généalogie qui s’abat
    hors de prise forclose
    le neutre n’étant pas ouvert ni étale
    contente-toi d’en jouir
    de toutes jouissances, une extrême, et grise
    laquelle flamme
    extorquée par ruses et poussière
    ou rectrice détachée d’une aile
    nulle image à contre-jour

    Jacques Dupin.

    Merci mon Alain,
    Je t’embrasse sage comme une image à contre-jour et en lisière d’une forêt seconde…

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