DES VENTS VOLENT


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DES VENTS VOLENT

La;vitre où le vent cogne passe en mode jour-délavé, déchiré aux genoux.

Emporté dans un bagage accompagné, une liste d’objets inutiles s’en est allée au gré du vent. D’où venaient-ils, bof d’ici et de là, extraits de moments de brosse à reluire macroniste, sur un sautillement d’espadrilles aux basques d’une chemisette à carreaux de chapelle romane trempés dans des couleurs vitrail, un mouchoir à noeuds de sauvegarde de mémoire, l’indispensable trousseau de jeune mariée dévergondée restée pieusement rose en joues.

De la ficelle, un organe sexuel et son couteau pour sortir des aléas survenant à l’improviste, et aussi des boutons sans fils, de Fred Astaire, de Marguerite Duras, d’Anémone, de lits las point sonneurs, des boîtes de cachous, de vals d’ah, de bons bons en glaise pour ranger l’herbier des chemins et leurs petits cailloux. Un zeste de bonne action au centre d’une particularité féminine à soustraire du harcèlement.

Aussi des bornes, des rames à voiles, des mâts de cocagne, du sable émouvant, deux coeurs tracés entre l’écume du tant, un réverbère et son allume-heur. Dans une montée d’arbres, des cris d’oiseaux et des bruits d’elle, quand ouverte au soleil qui se lève, des rosées qui sortent en bouffées de l’entrejambe d’un lendemain coton. prenant parfum de champignons libéré de l’humus trempé. Terre ouverte entre deux labours à semer.

Un papier couché sous le crayon tressaute de griffonnages mystérieux.

Les étagères mises sur roulettes pourront emmener les bibliothèques essarter au coeur des zones incultes pour arrêter les expéditions missionnaires des compagnies jésuites. Voir un enfant sortir de matière au produit quel baume à la voile.

Ô ma Muse, il  va bientôt se faire le tant où l’on se sert de manger avec nos doigts. la peinture d’un endroit conforme à vivre…

Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2018

2 réflexions sur “DES VENTS VOLENT

  1. PRÊCHE

    Prêche le péché de chair du haut de la chaire
    Quand par trois fois les doigts ont brûlé l’avant-bras
    Le cou, l’épaule, le coude et la bouche chère
    A la bouche se tend comme un cou de cobra

    Avant que le ventre danse devant la hanche,
    Que les agiles mains entourent le bassin,
    Que la tête s’incline et que l’autre aussi penche
    Pour s’étendre sur le mamelon rond du sein

    Qui jaillit tout chaud de sa maison de satin
    Pendant que les genoux aux genoux s’entrechoquent,
    Que les mordillements agacent le tétin,
    Prêche le péché de chair, nos deux corps s’en moquent.

    Jean-Michel Bollet

    A tant vouloir le vivre, un seul prêche me monte en chair…
    Bonne journée ma Barbara, à la chaise à porteur je transmets mes baisers.

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