A L’IMMORTELLE


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A L’IMMORTELLE

Confondus en un seul

un nuit et jour

neigent en pluie blanche sur le déchaussé de l’écran

les fougères se teintent de rouille en penchant la tête hors de l’allée forestière

où le cheval a du passer plusieurs fois dans les brancards des ornières.

Le poids du fardeau s’y est enfoncé pour libérer l’appareillage au devant du pays d’épices

senteurs aux aisselles des palmeraies

transes de cordes montant les étages du patio

par les roses d’un fandango à la rauqueur d’un chant flamenco..

A l’appui l’une contre l’autre

les maisons blanches mettent un therme au noir du bassin sec

les robes à poids sont emportées par l’évent

sur la table de ferme les immortelles fraîches attendent les poutres du plafond…

Niala-Loisobleu – 24/09/18

 

 

6 réflexions sur “A L’IMMORTELLE

  1. L’aride garde vif ce qui est intérieur
    protégé par l’humide du regard qui garde la vue claire…
    Merci Marcello, derrière les pierres sèches bat le pouls du liant de l’espoir protecteur…

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    • Déjà les huiles malodorantes tombent des germes frites, je pelle
      Un coin d’humus champignonne en vapeurs forestières
      Sous les feuilles j’encre frais la motte pleine de grâce
      Ce qui bat, ce qui bat, ce qui bat
      Immortel…

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  2. M’étant penché en cette nuit à la fenêtre,

    je vis que le monde était devenu léger

    et qu’il n’y avait plus d’obstacles.
    Tout ce qui

    nous retient dans le jour semblait plutôt devoir

    me porter maintenant d’une ouverture à l’autre

    à l’intérieur d’une demeure d’eau vers quelque chose

    de très faible et de très lumineux comme l’herbe :

    j’allais entrer dans l’herbe sans aucune peur,

    j’allais rendre grâce à la fraîcheur de la terre,

    sur les pas de la lune je dis oui et je m’en fus…

    Sur les pas de la lune. Philippe Jaccottet.

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