Daniel Cohn-Bendit : cinquante ans d’imposture par Régis de Castelnau


Cohn-Bendit le bel imposteur qui m’a écoeuré à l’époque d’un Mai vécu..
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12 septembre 2018 Régis de Castelnau

Toute de grandiloquence et de fausse surprise, la démission de Nicolas Hulot, ministre inconsistant, a été suivie d’un petit ballet de chaises musicales assez significatif de l’amateurisme politique d’Emmanuel Macron. Après un drôle de ballon d’essai avec Cohn-Bendit, ce fut Rugy – l’homme qui n’a qu’une parole et c’est pour ça qu’il la reprend – qui a donc quitté le perchoir et le poste de quatrième personnage de l’État pour un maroquin inutile où il finira de se ridiculiser.

Pour lui succéder, on nous inflige un opportuniste arrogant doté d’un sens de la famille particulièrement aiguisé. Non sans avoir fait faire un calamiteux tour de piste à la présidente de la Commission des lois ! N’en jetez plus, chacun de ces épisodes a suscité le commentaire qu’il méritait : « Était-il possible de faire pire ? », alors qu’en fait…

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LE CHEVAL MIS A MAL


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LE CHEVAL MIS A MAL

 

Dans un retour de forte chaleur quand ce que je peins mouille, cela a-t-il une couleur ? L’ombre s’habite à ne laisser libre qu’un endroit impraticable. Je parle d’une encre sympathique qui ne transcrit pas le fond de mes mots. Il manque quelque chose. Les instants s’accouplent sans le faire, certains diront normal c’était en heure creuse, moi je n’aime les faits accomplis que lorsque ils répondent à l’envie qu’on en a dès le départ.

… »J’ai toujours devant les yeux Tereza assise sur une souche, elle caresse la tête de Karénine et songe à la faillite de l’humanité. En même temps , une autre image m’apparaît: Nietzsche sort d’un hôtel de Turin. Il aperçoit devant lui un cheval et un cocher qui le frappe à coups de fouet. Nietzsche s’approche du cheval, il lui prend l’encolure entre les bras sous les yeux du cocher et il éclate en sanglots […]

Et c’est ce Nietzsche-là que j’aime, de même que j’aime Tereza, qui caresse sur ses genoux la tête d’un chien mortellement malade. Je les vois tous deux côte à côte: ils s’écartent tous deux de la route où l’humanité, « maître et possesseur de la nature », poursuit sa marche en avant… »

Milan Kundera -Extrait de L’Insoutenable Légèreté de l’Être

La mer qui liserait la nappe du coin à vaches a passé outre. Les petits-baigneurs ne tètent pas – leur bouche en celluloïd est dépourvue de pompe bien que que tout ceci soit complètement shadock. Quant au cheval pas de bois pas de faire, il jure que c’est l’enfer…

Niala-Loisobleu – 17/09/18

CÔTE TROTTOIR


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CÔTE TROTTOIR

La rue d’un moment reste ouverte à chaque bout si le caniveau n’est pas bouché, Cette pensée est de mon âge, il faut avoir des bouchons, de la ficelle, un caillou dans la poche pour en comprendre la résonance particulière. Rien de ce qui tambour de ville n’en décline le moindre avis. Un grand boulevard affiche les balcons de mes films. Odeur de cornet de frites, Rivoli, tes marrons d’Inde ont un piquant qui m’a toujours gardé assis sur un cheval de bois. Guignol fait rire les enfants, j’en ai le ballet devant la porte de ma pensée de fessée.

A l’une de leurs premières rencontres, Franz lui dit avec une intonation singulière : « Sabina, vous êtes une femme. » Elle ne comprenait pas pourquoi il lui annonçait cette nouvelle du ton solennel d’un Christophe Colomb qui viendrait d’apercevoir le rivage d’une Amérique. Elle comprit elle comprit seulement plus tard que le mot femme qu’il prononçait avec une emphase particulière, n’était pas pour lui la désignation de l’un des deux sexes de l’espèce humaine, mais représentait une valeur. Toutes les femmes n’étaient pas dignes d’être appelées femmes… (Kundera – L’insoutenable légèreté de l’être – Extrait page 133)

Au rayon fruits et légumes, j’ai caressé d’un oeil affamé un jardin particulier. Derrière la clôture de bois, là où les liserons rament, les planches écartées de cette cabane murmurent des ciels-de-lit. Par la vitre du compartiment quelques vaches reverdissent un bocage brûlé de chaleur estivale. En traversant d’un tube à l’autre, le lin blanc tendu, tu a actionné la manivelle du chevalet. Ma poitrine résonne de tes coups. Ma Muse ne fais rien rien qui ôterait ce qui caractérise ton genre.

Niala-Loisobleu – 17/09/18

ENTRONS-NOUS


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ENTRONS-NOUS

 

L’endormi  en descendant du lit s’est appuyé de tout son poids à la rampe pour atteindre la cuisine. La nuit y est encore étendue de toute sa fraîcheur, le chien de fusil du lit rentre en pensée à la niche.

Pourtant il y a cette présence qui se passe d’allumer,

la lune est dans l’oeil de la porte du jardin.

Un instant laisser la main sur le dossier de la chaise, ça tape côté gauche de la poitrine, comme si il n’y avait qu’à se laisser aller contre.

Bonjour.

La route est ouverte

Tu vois à part les oiseaux qui nous suivent nous resterons sur la ligne d’horizon cherché…Entrons-nous.

 

Niala-Loisobleu – 17/09/18