MA PRIERE DU SEOIR


50476870

MA PRIERE DU SEOIR

Les côtes en long d’un bourge jonc

Qui est las siou plaid

L’an l’erre d’une musique triste

Châteaux du bord de laid

Je moule à frite et gerbe

Ente l’oeil et le fossile

L’eau rage

Sors tes tonnes eaux

Lâche-nous la grappe des précieux ridicules

Jupiter

Tu m’gonfles les pampres

Ave les bennes à la

C’est l’nez an tes comptes de faits

L’igue du cul

L’aven de coq hue

Le pré si pisse

Que l’hure in sort la corne du lit

Un foudre de guère

C’est rien que c’que t’es

Chais Gay Va Ras

L’igni dans l’merlot t’trouble le chardon net

T’es tout moût

Redresse tes pics hé

Taille la route du rhume sans vague saint

A la godille

A la voile

Au moteur

Pousse des deux ceps de vie

Seins et millions

Beaune atout fer

Chinon va pas chez St-Amour

Graves buse est

Ris sling et fit selle

Strate minerve

Ton corps bière fun et raille

L’Rhône te Saône et Loire Chablis sans rompre

Danse avec les loups

Chante Garou

J’te sulfate à t’reverdir le noir

Rosé fine va t’faire dense et coquine

Taste-moi plus les couilles en manchot

J’suis saxe au faune

J’ai des sabots aux orteils

Dieu n’existe pas

A la tienne

P’t’êtes qu’on verra venir la sainte verge

Amène

Niala-Loisobleu – 15/09/18

5 réflexions sur “MA PRIERE DU SEOIR

  1. CET AMOUR

    Cet amour
    Si violent
    Si fragile
    Si tendre
    Si désespéré
    Cet amour
    Beau comme le jour
    Et mauvais comme le temps
    Quand le temps est mauvais
    Cet amour si vrai
    Cet amour si beau
    Si heureux
    Si joyeux
    Et si dérisoire
    Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
    Et si sûr de lui
    Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
    Cet amour qu faisait peur aux autres
    Qui les faisait parler
    Qui les faisait blêmir
    Cet amour guetté
    Parce que nous le guettions
    Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
    Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
    Cet amour tout entier
    Si vivant encore
    Et tout ensoleillé
    C’est le tien
    C’est le mien
    Celui qui a été
    Cette chose toujours nouvelle
    Et qui n’a pas changé
    Aussi vrai qu’une plante
    Aussi tremblante qu’un oiseau
    Aussi chaude aussi vivante que l’été
    Nous pouvons tous les deux
    Aller et revenir
    Nous pouvons oublier
    Et puis nous rendormir
    Nous réveiller souffrir vieillir
    Nous endormir encore
    Rêver à la mort,
    Nous éveiller sourire et rire
    Et rajeunir
    Notre amour reste là
    Têtu comme une bourrique
    Vivant comme le désir
    Cruel comme la mémoire
    Bête comme les regrets
    Tendre comme le souvenir
    Froid comme le marbre
    Beau comme le jour
    Fragile comme un enfant
    Il nous regarde en souriant
    Et il nous parle sans rien dire
    Et moi je l’écoute en tremblant
    Et je crie
    Je crie pour toi
    Je crie pour moi
    Je te supplie
    Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
    Et qui se sont aimés
    Oui je lui crie
    Pour toi pour moi et pour tous les autres
    Que je ne connais pas
    Reste là
    Lá où tu es
    Lá où tu étais autrefois
    Reste là
    Ne bouge pas
    Ne t’en va pas
    Nous qui sommes aimés
    Nous t’avons oublié
    Toi ne nous oublie pas
    Nous n’avions que toi sur la terre
    Ne nous laisse pas devenir froids
    Beaucoup plus loin toujours
    Et n’importe où
    Donne-nous signe de vie
    Beaucoup plus tard au coin d’un bois
    Dans la forêt de la mémoire
    Surgis soudain
    Tends-nous la main
    Et sauve-nous

    Jacques Prévert

    La seule peur que je reconnaisse la voilà ma Barbara.

    Aimé par 1 personne

  2. Allongés dans l’odeur des corps brûlés, plus rien au ventre, si maigres, qu’à part l’inexplicable rai dans l’oeil, parler de l’espoir qui a tenu des rescapés du crématoire me semble juste à faire et croire sans rien pouvoir le dire….
    Merci ma Barbara, dit le cheval fourbu…

    J'aime

Les commentaires sont fermés.