LA BELLE AMOUR


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LA BELLE AMOUR

Dressée bout du chemin, descendant grand-vergue, plus claquante qu’un relevé de mini-compteur un jour de grand-vent

Les yeux ne pouvant se détacher l’image que la glace renvoie tiède-brûlante sur les thyms de garrigues

Un sein palpite

l’autre se met à l’amble

dans la chambre un enfant va naître

Les murs passent les lézardes du malheur des fissures et dire qu’on s’auraient pas connu on aurait rien su grandeur réelle de nos attentes d’enfants que des peurs cognent dans certains moments décevants  tous noirs de nuit froide

Où que tu soie, je mords des dents à la veine vertébrale de l’arbre sauvage, t’as la peau qui parle avec cette voie que les marins ont à la recherche du nouveau-continent, pays de lune, bas de dos, haut de front, mèches rousseur de vache, trempée d’encre en piqué de folie…ô la belle amour !

Niala-Loisobleu – 12/09/18

SALLE D’ATTENTE


Mots pris à l’arrêt. Derrière j’entends le jet du silence de mauvaise humeur. Son rire a un vieux grincement que n’a pas le mien. C’est vrai. Ma gueule rebute ce qui permet à mon rire de pas se priver de sa vraie nature. Enjoué ?Non cannibale. Cette voracité du gosse de rue que les promos mensongères n’attirent pas. J’ai du rire avant de quitter ma mère. Sinon…jamais j’aurais eu cette tessiture. Moqueur, ça oui, mais tellement entier que même habillé on entend mon rire tout nu.

Ce que j’en disais c’était pour meubler le côté coincé de l’attente où je fais salle…

N-L – 12/09/18

LA NUIT FUT TRAVERSEE


 

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LA NUIT FUT TRAVERSEE

 

On entendait la rivière respirer calmement, à peine si la lune rencontrait un poids mort dans son quartier, la nouvelle, petite-débutante a fait sa rentrée sans bruit, jolie comme tout, passant sur le ventre de la terre un peu gonflé par un pouvoir maléfique. Les marches ont commencées par se mettre en pente, ce qui rend la descente de lit plus glissante, le café quant à lui avait un goût fade à le croire américain. Mes oreilles en partirent sans chercher à comprendre. Mais au fond de l’imprécis retenu pour créer une ambiance favorable aux couleuvres à faire avaler au bon peuple, me souvint sans douter de tes atouts gardés dans ma poche à coeur, la celle où je tiens le caillou: Ô mon guide.

A peine passé la porte, la comptine fait sa ronde, j’attrape d’un baiser la natte du delta, ma copine fait tourner les carreaux de sa saline, culotte petit-bateau, et hop nous voilà partis

Un ange repasse

En pesée

Des quatre fers

Sur le col et les poids niais

Le prochain qui s’y colle

Recopuleras 100 foies

au présent

Les soleils d’automne sont l’or du feuillu, dans le bois elles couchent le champignon sous l’humus, en se mettant en drap de dessus, l’odeur de terre ouverte monte au-dessus des châtaignes pour les marrons chauds des terres à labours. Le cheval monte au devant des semailles, sans gêner les vaches dans leur contemplation d’entrain. Des doigts de peint regardent la Chaume, un tant se met au chevalet.

Quelque chose décoince…ça culbute…

Niala-Loisobleu – 12/09/18