NOTRE JARDIN BLEU 1


NOTRE JARDIN BLEU 1

 

Au bout de la route franche

qu’on ne foule que de l’âme

sur les courbes de l’unité et de la spontanéité du geste

se trouve un jardin bleu dont la hanche

tremble comme une mariée aux pieds nus

et qui s’émeut de la caresse

d’écume à ses cheveux et de la rondeur

de ses larmes quand le gant de lierre

qu’elle retourne la détrousse dodue

de ses solides trésors d’enfant

tressés sur les mystères

d’un rire innocent.

Les arbres déroulent leurs feuilles au flanc

d’un tendre abri. Que célébrer sinon la vie

et la pensée que l’on existe maintenant

la fleur le sein le fruit en leur juste poids

les mousses de la douceur sur le velours de l’appui?

L’azur croît pour soutenir la lumière

des mains réciproques qui s’enroulent au hasard

saisonnier des moissons à venir.

Des greniers de la peau qui s’étonnent encore

de leur réserve de sel s’échappent des bourgeons de rires

et quelques boutons d’or.

Barbara Auzou

 

 

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Notre jardin bleu 1 – 2018 – Niala – Acrylique s/toile 61×46

 

JUSTE AVANT POUR APRES


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JUSTE AVANT POUR APRES

Pendant que l’arôme du café regarde le début du jour qui traîne à lever, un répit s’installe entre avant et après. A cette heure-ci combien d’yeux encore collés de sommeil sont tournés vers le ciel qu’on distingue avec peine ? M’en fous du nombre, si j’ai dit ça c’est juste à cause des deux équipes qui s’opposent: les bleus et les blancs. Pas les fouteux, m’en bats l’oeil de ces faux-enfants qui jouent à taper dans un ballon pour gagner plus de fric en 90 minutes qu’un être normal n’en verra jamais. Non ça m’arrive tout le temps le matin d’avoir envie d’être heureux jusqu’au soir sachant que le seul moyen d’en approcher sera de me prendre par la main. Rien à espérer côté Messie. Je regarde l’eau qui coule, depuis le temps, c’est pas par hasard si elle  a pas tarie. T’as ri ? Tes rondeurs placées aux bons endroits ont suffi à me faire chaud aux demains….

Niala-Loisobleu – 08/09/18