Fermer

A L’IMMORTELLE


43a4800e3c8cc2e75e12b3a12d4ae9ef

A L’IMMORTELLE

Confondus en un seul

un nuit et jour

neigent en pluie blanche sur le déchaussé de l’écran

les fougères se teintent de rouille en penchant la tête hors de l’allée forestière

où le cheval a du passer plusieurs fois dans les brancards des ornières.

Le poids du fardeau s’y est enfoncé pour libérer l’appareillage au devant du pays d’épices

senteurs aux aisselles des palmeraies

transes de cordes montant les étages du patio

par les roses d’un fandango à la rauqueur d’un chant flamenco..

A l’appui l’une contre l’autre

les maisons blanches mettent un therme au noir du bassin sec

les robes à poids sont emportées par l’évent

sur la table de ferme les immortelles fraîches attendent les poutres du plafond…

Niala-Loisobleu – 24/09/18

 

 

FERME TA BOÎTE A WEB


60e5241d24dfeadf9f5b9cc39a8d6c99

FERME TA BOÎTE A WEB

 

Vie triée, vie triée…

Me voici à coeur du livre, le marque-page à la corne, Aline et ah comme une chanson tirée par la plage. Nous traversons la glace, couche trop mince qu’un teint jugé pâle n’aura su retenir bien conforme au reflet. Du coup notre image s’en ramasse plein la gueule comme si de connivence ce qui marche pas chez toi doit rejoindre le travers d’ailleurs pour fermer le cercle. Ces jours là sont les plus propices à l’autodafé, sous le coup de la peine injuste on a l’allumette de son propre bûcher sortie de la boîte, bonne à gratter comme si un méjugé pouvait se gagner en appel. Ah la couleur grisée non je la refuse et préfère la brûler que lui ouvrir l’épidémie. Connerie, malversation, c’est assez dur à vivre soi-même sans devoir ramasser pour l’embrouille des autres. Quand on a la merde chez soi faudrait vraiment être maso pour prier celle des autres de venir passer à table. On gagne à se taire plutôt qu’à paraître…

Niala-Loisobleu – 23/09/18

 

ENCART

 

René Char

Les routes qui ne promettent pas le pays de leur destination sont les routes aimées.

La générosité est une proie facile.
Rien n’est plus attaqué, confondu, diffamé qu’elle.
Générosité qui crée nos bourreaux futurs, nos resserrements, des rêves écrits à la craie, mais aussi la chaleur qui une fois reçoit et, deux fois,
donne.

Il n’y a plus de peuple-trésor, mais, de proche en proche, le savoir vivre infini de l’éclair pour les survivants de ce peuple.

La pluie, école de croissance, rapetisse la vitre par où nous l’observons.

Nous demandons à l’imprévisible de décevoir l’attendu.
Deux étrangers acharnés à se contredire — et à se fondre ensemble si leur rencontre aboutissait!

En amour, en poésie, la neige n’est pas la louve de janvier mais la perdrix du renouveau.

René Char

 

NOTRE JARDIN BLEU 3


NOTRE JARDIN BLEU 3

 

Nous avons rangé dans nos poches

la perle corrompue

des saisons et celle du sens de la fête

versée dans l’abus,

la fausse épaisseur

et les clameurs inouïes

lancées vers l’idole d’une heure

promptes à vous faire une vie parfaite.

Nous n’avions pas d’idole mais toute une vie

pour entourer les pierres d’une tendresse particulière

et accrocher comme on aime

nos yeux aux boutons ouverts

de la fleur rescapée de l’indifférent système.

Notre jardin bleu est de ceux où l’on sème

la contemplation muette et le chant de nos oiseaux

résonne de branche en branche

sans se cogner jamais aux couloirs du dimanche

et à ses familiales querelles.

Notre jardin de fortune promet le cadeau

de fruits ronds frissonnant encore de leurs eaux

et nous les déposons aux paumes de la lune jumelle

qui couche son lit à l’ombilical de nos rêves

entre la fraise, la menthe, et le persil.

Il arrive qu’on y croise la nuit

les blanches grand-mères de nos enfances

et on les regarde reprendre leur danse

ravies.

ô Marthe, Louise et Jeanne,

le tilleul frondeur pénètre encore par la fenêtre

pour chaparder la madeleine de vos tisanes.

Barbara Auzou

 

P1050723 - Copie

Notre Jardin Bleu 3 – 2018 – Niala – Acrylique s/toile 61×46

DERNIER DIMANCHE DE L’ÉTÉ


DERNIER DIMANCHE DE L’ÉTÉ

(Le ciel détruit, le pâle échafaudage en feu sur la vallée où les chemins, aux abords du village, rôdent comme l’idiot ; et le disque de l’étang mort haut
déjà sur les vignes dévoyées par cette brûlure : dimanche dans le long délabrement des cloches, le tonnerre muet du temps.)
Qui nous délivrera ; qui viendra nous chercher dans ces

décombres ?
Est-il vrai qu’au bas du jardin où l’on brûle des ronces
La fumée invisible a pressenti le vent d’automne
Et qu’un frisson de l’oseraie a desserré les dents
Qui traînent l’horizon dans sa propre poussière ?
Le jour aux yeux crevés reste seul assis sur la place ;
Durent jusqu’à la nuit sous les hangars méconnaissables
L’angoisse des enfants et la tristesse des outils.

 

Jacques Réda

 

4e5ee60ea554548a38816b852fc4a44d

 

Ramassé sous la jupe au coeur de la baie salée, un dernier château pour l’Espagne prend le train des grandes marées. La mer mouille entre ses jambes le plongeon du dernier cormoran à la pêche.

Des raisins les chais calculent en vent d’ange pour tirer la grêle au lointain des bouilleurs, en automne ce qui ressort de l’or des feuilles pour couronne. La paresse d’un banc épargné par la horde des vacanciers se pourlèche d’une ultime sieste au soleil. On revivra les amours estivales dans le serre-fesses du métropolitain, un bronzage grand tain dans le rétroviseur, une marque du maillot accrochée sur la cheminée qu’il va falloir ramoner.

Les enfants cherchent le chien laissé accroché à l’arbre du chemin.

C’est bientôt la Toussaint ça tombe bien

pour pousser les cris sans thèmes d’un like sur le quotidien….

N-L – 22/09/18

 

LE RENDEZ-VOUS D’EMBAUCHE


Le noir enrobe la chambre, je m’éveille, il faut se lever. J’ai un rendez-vous à la première heure avec un employeur. Assis sur le lit je me frotte les yeux et chaussant mes lunettes à tâtons me dit « rendez-vous oui, avec qui et où ». Mon intelligence me répond « Te presse pas, tu viens de rêver que t’avais trouvé du travail ».

Je mange sans être à table.

Comme on court après. Et qu’on se dit quoi en trouvant l’assiette vide. Genre dîner de cons. Le bruit de la caméra parle tout seul.

Le clair s’estompe dit un fils d’Edouard.

Je vais aller Auchan.

Les pieds pris dans le caddie j’ai une vision comme un Arc. Une voix m’appelle Jeanne. Ça me fait peur, je porte ma main pour savoir. Tout est là. Secoué je compte les trous pour me ramener là mémoire. Mais je me retrouve seul à écrire au milieu d’un trou. Je tâte, je veux saisir par le nez ce battement de cœur qui passe en boucle et lui mettre un grain de sel sur l’aqueux pour plus qu’il s’envole trop loin.

-Entrez me dit l’absence, prenez un siège on vous appellera dès que…

N-_L – 22/09/18

EMPREINTES MATINALES


 

55098fda08a7abc9b9c84a6fd7dab38f

EMPREINTES MATINALES

 

Restée en morceaux dans le coin de l’oeil une nuit tire à s’y remettre. La blondeur du poil en oreilles de lapin frappe dans le tambour de la porte, ça tombe pile. Un gros poumon sorti de cage aère l’asphyxie du souffle nécessaire pour le retour des braises à la forge. Au coin de la cheminée j’entends le bruit d’un pas prendre l’air avant que la chasse tire. Sous la question de l’enfant germe la paume de taire. Les existences s’entassent dans le silence des pierres que la mousse protège. Sur le fil le tant s’épingle. En passant par l’armoire j’ai accroché l’imprimé de ton arbre à soie, puis tirant un poème du serre-livres, me suis allongé contre-toi en priant tes mains de me le lire à hôte voie. Notre jardin passant par la fenêtre  a déposé ses senteurs sur ton petit-linge. J’ai signé l’étoile…

Niala-Loisobleu – 22/09/18

Mais c’est de l’homme qu’il s’agit Saint-John Perse


Mais c’est de l’homme qu’il s’agit

Saint-John Perse

Premer titre VENTS

Extrait: Et voici d’un autre âge, ô Confesseurs terrestres – Et c’est un temps d’étrange confusion, lorsque les grands aventuriers de l’âme sollicitent en vain le pas sur les puissances de matière. Et voici bien d’un autre schisme, ô dissidents !…
… « Car notre quête n’est plus de cuivre ni d’or vierge, n’est plus de houilles ni de naphtes, mais comme aux bouges de la vie le germe même sous sa crosse, et comme aux antres du Voyant le timbre même sous l’éclair, nous cherchons, dans l’amande et l’ovule et le noyau d’espèces

VENTS

Mais c’est de l’homme qu’il s’agit ! Et de l’homme lui-même quand donc sera-t-il question ? – Quelqu’un au monde élèvera-t-il la voix ?
Car c’est de l’homme qu’il s’agit, dans sa présence humaine ; et d’un agrandissement de l’œil aux plus hautes mers intérieures.

Se hâter ! se hâter ! témoignage pour l’homme !

**

… Et le poète lui-même sort de ses chambres millénaires :
Avec la guêpe terrière et l’Hôte occulte de ses nuits,
Avec son peuple de servants, avec son peuple de suivants –
Le Puisatier et l’Astrologue, le Bûcheron et le Saunier,
Le Savetier, le Financier, les Animaux malades de la peste,
L’Alouette et ses petits, et le Maître du champ, et le Lion amoureux,
Et le Singe montreur de lanterne magique.

… Avec tous hommes de patience, avec tous hommes de sourire,
Les éleveurs de bêtes de grand fond et les navigateurs de nappes
souterraines,
Les assembleurs d’images dans les grottes et les sculpteurs de vulves
à fond de cryptes,
Les grands illuminés du ciel et de la houille, ivres d’attente et d’aubes dans les mines ; et les joueurs d’accordéon dans les chaufferies et dans les soutes ;
Les enchanteurs de bouges prophétiques, et les meneurs secrets de
foules à venir, les signataires en chambre de chartes révolutionnaires,
Et les animateurs insoupçonnés de la jeunesse, instigateurs d’écrits nouveaux et nourriciers au loin de visions stimulantes.

… Avec tous hommes de douceur, avec tous hommes de sourire
sur les chemins de la tristesse,
Les tatoueurs de reines en exil et les berceurs de singes moribonds dans les bas-fonds de grands hôtels,
Les radiologues casqués de plomb au bord des lits de fiançailles,
Et les pêcheurs d’éponges en eaux vertes, frôleurs de marbres filles et

de bronzes latins.
Les raconteurs d’histoires en forêt parmi leur audience de chanterelles, de bolets, les siffloteurs de « blues » dans les usines secrètes de guerre et les laboratoires,
Et le magasinier des baraquements polaires, en chaussons de castor, gardien des lampes d’hivernage et lecteur de gazettes au soleil de minuit.

… Avec tous hommes de douceur, avec tous hommes de patience aux
chantiers de l’erreur,
Les ingénieurs en balistique, escamoteurs sous roche de basiliques à
Coupoles,
Les manipulateurs de fiches et manettes aux belles tables de marbre blanc, les vérificateurs de poudres et d’artifices, et correcteurs de chartes
d’aviation,
Le Mathématicien en quête d’une issue au bout de ses galeries de glace,
et l’Algébriste au nœud de ses chevaux de frise ; les redresseurs de torts
célestes, les opticiens en cave et philosophes polisseurs de verres,
Tous hommes d’abîmes et de grands large, et les aveugles de grandes orgues, et les pilotes de grande erre, les grands Ascètes épineux dans leur bogue de lumière,
Et le contemplateur nocturne, à bout de fil comme l’épeire fasciée.

… Avec son peuple de servants, avec son peuple de suivants, et tout son train de hardes dans le vent, ô sourire, ô douceur,
Le Poète lui-même à la coupée du Siècle !
Accueil sur la chaussée des hommes, et le vent à cent lieux coupant l’herbe nouvelle.

**

Car c’est de l’homme qu’il s’agit, et de son renouement.
Quelqu’un au monde n’élèvera-t-il la voix ? Témoignage pour l’homme…
Que le Poète se fasse entendre, et qu’il dirige le jugement !

… Des hommes encore, dans le vent, ont eu cette façon de vivre et de gravir.
Des hommes de fortune menant, en pays neuf, leurs yeux fertiles comme des fleuves.
Mais leur enquête ne fut que de richesses et de titres…
Les buses sur les cols, prises aux courbes de leur vol, élargissaient le cirque et la mesure de l’avoir humain. Et le loisir encore, riche d’ombres, étendait ses audiences au bord des campements. La nuit des sources hébergeait l’argenterie des Vice-Rois…

Et puis vinrent les hommes d’échange et de négoce. Les hommes de grand parcours gantés de buffle pour l’abus. Et tous les hommes de justice, assembleurs de police et leveurs de milices. Les Gouverneurs en violet prune avec leurs filles de chair rousse au parfum de furet.
Et puis les gens de Papauté en quête de grands Vicariats ; Les Chapelains en selle et qui rêvaient, le soir venu, de beaux diocèses jaune paille aux hémicycles de pierre rose :
« Çà ! nous rêvions, parmi ces dieux camus ! Qu’un bref d’Église nous ordonne tout ce chaos de pierre mâle, comme chantier de grandes orgues à reprendre ! Et le vent des Sierras n’empruntera plus aux lèvres des cavernes, pour d’inquiétants grimoires, ces nuées d’oiseaux-rats qu’on voit
flotter avant la nuit comme mémoires d’alchimistes… »

S’en vinrent aussi les grands Réformateurs – souliers carrés et talons bas, chapeau sans boucle ni satin, et la cape de pli droit aux escaliers du port :
«  Qu’on nous ménage, sur deux mers, les baies nouvelles pour nos fils, et, pour nos filles de front droit aux tresses nouées contre le mal, des villes claires aux rues droites ouvertes au pas du juste… »
Et après eux s’en vinrent les grands Protestataires – objecteurs et ligueurs, dissidents et rebelles, doctrinaires de toute aile et de toute séquelle ; précurseurs, extrémistes et censeurs – gens de péril et gens d’exil, et tous bannis du songe des humains sur les chemins de la plus vaste mer : les
Evadés des grands séismes, les oubliés des grands naufrages et les transfuges du bonheur, laissant aux portes du légiste, comme un paquet de hardes, le statut de leurs biens, et sous leur nom d’emprunt errant avec douceur dans les grands Titres de l’Absence…

Et avec eux les hommes de lubie – sectateurs, Adamites, mesmériens et spirites, ophiolâtres et sourciers… Et quelques hommes encore sans dessein – de ceux-là qui conversent avec l’écureuil gris et la grenouille d’arbre, avec la bête sans licol et l’arbre sans usage :
« Ah ! qu’on nous laisse, négligeables, à notre peu de hâte. Et charge à d’autres, ô servants, d’agiter le futur dans ses cosses de fer… »

Enfin les hommes de science – physiciens, pétrographes et chimistes : flaireurs de houilles et de naphtes, grands scrutateurs des rides de la terre et déchiffreurs de signes en bas âge ; lecteurs de purs cartouches dans les tambours de pierre, et, plus qu’aux placers vides où vit l’écaille d’un beau songe, dans les graphites et dans l’urane cherchant le minuit d’or où
Secouer la torche du pirate, comme les détrousseurs de Rois aux chambres basses du Pharaon.

… Et voici d’un autre âge, ô Confesseurs terrestres – Et c’est un temps d’étrange confusion, lorsque les grands aventuriers de l’âme sollicitent en vain le pas sur les puissances de matière. Et voici bien d’un autre schisme, ô dissidents !…
… «  Car notre quête n’est plus de cuivre ni d’or vierge, n’est plus de houilles ni de naphtes, mais comme aux bouges de la vie le germe même sous sa crosse, et comme aux antres du Voyant le timbre même sous l’éclair, nous cherchons, dans l’amande et l’ovule et le noyau d’espèces
nouvelles, au foyer de la force l’étincelle même de son cri !… »
Et l’ausculteur du Prince défaille sur son ouïe – comme le visionnaire au seuil de sa vision ; comme aux galeries du Monstre le chasseur ; comme l’Orientaliste sur sa page de laque noire, aux clés magiques du colophon.

Soleil à naître ! Cri du Roi ! … Capitaine et Régent aux commanderies des Marches !
Tiens bien ta bête frémissante contre la première ruée barbare… Je serai là des tout premiers pour l’irruption du dieu nouveau…
Aux porcheries du soir vont s’élancer les torches d’un singulier destin !

LE CHEVAL EN PARLE


 

 

3b8ebf6615f3bc5e3dcc42e97a90c624

LE CHEVAL EN PARLE

Fuyant les curies, anneaux d’amarrage et poteaux de stationnement obligatoire, en passant la porte cochère mon cheval pris sa pensée en selle et l’emmena découvrir ce qui se cache derrière ce que l’ortie garde précieusement. Coin de menthe sauvage, préféré de l’arbre à soie, caressé par la brise marine, mélangée d’Iroise et de Pertuis d’Antioche. Là où la coquille s’ouvre sans claquer des dents. Aux claires les bassins de radoub grattent les goudrons que le tartre calcaire. Il reste après des millions d’années de marées, un trou de sable où trempe la prochaine. Celle de l’étoile de mer. Astérie contée.

Les décors de films de guère dressent en squelettes les berges pas accostées. Un bloc de mur penche la tête de côté, l’écume y a rougi de son casque percé. L’espoir parti aurait pu croire ne jamais pouvoir arriver. Quand la côte mitraille la plantation des croix blanches avance sur le territoire. L’oeuf porte ou fausse-couche. Doit-on néantiser le symbole de la poule ? Comme on élinguerait les chants de tournesol pour plus qu’ils tournent. La caverne est l’antre de l’étoile, c’est le berceau de la toute première qui ne s’est jamais éteinte malgré l’ingéniosité du mal.

L’Amour ça saigne.

Revenant vers la cabane éventrée, j’emmène mon petit cavalier pour lui montrer les histoires des grands-mères, les rubans qui n’ont pas jaunis, malgré qu’on aura voulu leur couper les doigts. Une enfant tourne dans le noir, sa balançoire invente des besoins de trapèzes-volants qu’un rouleau de moquette compresseur pousse au précipice d’un sol indifférent. Les fausses-routes se mettent en embuscades.

L’illusion d’un faire-paraître glisse ses rôles.

Là-haut l’étoile guette, elle cligne du caillou semé, elle odorifère de la garrigue, elle dresse un escalier manuel qu’il faut monter à la force du poignet, elle sémaphore des bras du fleuve, ouvre grand l’estuaire. La berge d’en face signe son accord. Les iris d’un déploiement des lèvres chantent des couleurs de Vincent, le piano soulève son couvercle pour poser l’aveu au clavier, il faut toujours et encore y croire…

Niala-Loisobleu – 21/09/18

 

Revenir en haut
%d blogueurs aiment cette page :