APPRÊT-RENTREE


 

f2c8f21e5007ae3174e3c366c3c9acb2

APPRÊT-RENTREE

 

Inspiré par le frémissement des fleurs de ta robe imprimée l’onde marine

le bord de mer vu du haut de la colline me plonge au décolleté du môle.

Des frégates passent en escadrille, l’hauban cliquote au long du mât, l’anénomètre s’affole, des papiers montent en spirale d’un cartable éventré. Par la vitre du couloir où les pèlerines viendront se souvenir des galoches, autres carreaux de tabliers, course à la cloche de la récré, je t’aperçois. Où sont passés les bérets ?

Oh tu sembles entre deux portes

la respiration a du mal à sortir des anneaux des cahiers, elle bute aux petits carreaux en cherchant la portée de l’école, comme une grande question que seul l’imbécile heureux peut comprendre

on dirait qu’une main fouille le fond de la poche en désespoir de caillou.

Maintenant que l’alinéa du bronzage a permis au prof de sciences-nat de voir l’intégral des vacances nudistes de la prof de gymnastique on va peut-être pouvoir aborder la question de fond de l’instruction-civique.

Le silence n’ayant pas encore été totalement exclu, le passager clandestin que je suis accompagne ta pensée intime, Maîtresse dis-moi du Prévert que je m’y retrouve, j’ai peur qu’on me baille Corneille.

Au dehors, toujours une vache dans un coin de porte-cochère, l’animal s’est pris à réver du Rajhastan un jour de pointe caniculaire, depuis il fantasme sacré, au point qu’il pense qu’il peut aller paître où ça lui plaît et qu’on lui servira un train pour pas qu’il perde la vue.

Niala-Loisobleu – 31 Août 2018

2 réflexions sur “APPRÊT-RENTREE

  1. Le miaulement des vaches cherche où se poser, c’est un jour où les trains sont disparus de mon écran de contrôle. A qui se fier ? Le monarque lui-même hésite…va-t-il rebaptiser Paris Alésia…quel tumulus de merde. Ma normande dis…moi tout.

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.