19H11, l’heure pour s’asseoir


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19H11, l’heure pour s’asseoir

Au creux d’aisselles d’une clématite, où  à l’écoute je traîne mon oreille, je pose la paille du cône chinois, et regarde le Mékong s’étirer en dehors de l’heure. Quand cesse le jour le fleuve marche à la même allure, mais avec le sourire intérieur du murmure de la pleine-lune. Les constructions hétéroclites de la végétation enracinent la pierre kmer. Les restes du culte sont sortis du dogme, tu peux venir t’asseoir aux parfums sans encens, nous ne ferons ni prières ni sermons, au coeur assez de vécu pour faire la différence entre la vie et la mort. Il me reste assez des traces de la pierre pour te dire l’avancement de la maison…

N-L – 27/08/18

L’ATELIER


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L’ATELIER

L’atelier

Des enfances mouillées
Sur des tables bavardes
Offrandes fraternelles
Brouillons d’incertitudes

Des mains de paille vierge
Renomment les destins
Confrontent les ruptures
Eprouvent les élans

Matériaux saisissables
Arrêtes signifiantes
Entre deux équivoque
Où le trop plein s’exclame

Les mots, distincts, se posent
Sur de larges chemins,
Des ouvrages de sens,
Des possibles rêvés.

Anne-Pascale Didier

 

Mon sac de marin en a plusieurs qui logent en mousse. Ils sont chacun plus de rues qu’une ligne de métro a de correspondances. Ils pètent de gel en commun quelque soit la latitude qui perle de show. Verrière verticale on en voit sans savoir en suivant les Maréchaux en ceinture verte de Paname. Comme en bateau on y lave. Le dégueulis de manque l’indigestion du nanti. Qu’est-ce qui crie le plus fort de Camille où du ton vif ? Oh les deux ont la folie du marteau qui burine sans chercher à s’arrêter l’incompréhension du monde à l’artiste. La chair a l’odeur de Vaugirard quand Soutine bouffe le quartier qu’il peint comme un piqué de la Ruche rêve. Malgré le montré du doigt du savoir-vivre j’en connais pas un qui faisait ghetto. C’est au coeur de l’absolu que ça crèche un atelier, marginal c’est pas antisocial. Même qu’il y en a qui sont autrement engagés que des prétendants au trône d’un pouvoir ministériel. A poil tu cherches pas la feuille hypocrite à faire cache-sexe, tu affiches le genre de naissance sans te bander les yeux avec la petite-culotte allouée par la pensée lubrique. Musique de larmes que des fois les cordes te strangulent au point que tu tu vas jusqu’à te déziper les intestins pour le supporter. Mon atelier c’est ma marie-salope à draguer les vases de la société. A part toi ma Muse, qui pourrait bien trouver que le tapis plein des pisses de palette vaut plus qu’un Sèvres par son jardin suspendu ?

Niala-Loisobleu – 27 Août 2018

De gris en aille


Le son de la mer pris au large diffère de celui de la côte

Le chenal s’y trouve en profondeur des hauts-fonds entre l’étoile polaire et cette couleur de l’œil solaire placé au fronton d’un horizon qu’on implante

Les insectes se faisant les musiciens d’un bon placement des noires et des blanches

Comme comprendre ne peut se départir de sentir la direction …

N-L – 27/08/18

ENTRE TIEN EMOI 30


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ENTRE TIEN EMOI 30

 

CREPITEMENTS

 

 

Les arcencielesques dissonances de la
Tour dans sa

télégraphie sans fil
Midi
Minuit
On se dit merde de tous les coins de l’univers

Étincelles

Jaune de chrome

On est en contact

De tous les côtés les transatlantiques s’approchent

S’éloignent

Toutes les montres sont mises à l’heure

Et les cloches sonnent

Paris-Midi annonce qu’un professeur allemand a été

mangé par les cannibales au
Congo
C’est bien fait

L’Intransigeant ce soir publie des vers pour cartes postales
C’est idiot quand tous les astrologues cambriolent les

étoiles
On n’y voit plus
J’interroge le ciel
L’Institut
Météorologique annonce du mauvais temps

Il n’y a pas de futurisme

Il n’y a pas de simultanéité

Bodin a brûlé toutes les sorcières

Il n’y a rien

Il n’y a plus d’horoscopes et il faut travailler

Je suis inquiet

L’Esprit

Je vais partir en voyage

Et j’envoie ce poème dépouillé à mon ami
R…

Blaise Cendrars (Septembre 1913)

 

De mes amis rien n’erre. Les feux éteints ne brûlant plus que de leurs cendres, pour ce qui est de crépiter inutile d’en parler. L’amour si je ne l’avais pas reconnu comme seul élément vital, que le premier qui voudrait me jeter la pierre le fasse en se demandant d’abord comment je serais là à près de 85 ans de galères ? Si la vie est une merde c’est pour que le transit apure.

 

Niala-Loisobleu – 27/08/18