TON ENCRIER D’ASSISE


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TON ENCRIER D’ASSISE

L’épaisseur du fond de l’air déborde du couvercle, jusqu’à par-dessus bord de ce qui transpire d’émoi au bastingage du tapis où tes jambes remuent un tant torride d’ibère.

A travers ta ménine je Vélasquez, comme un pâtre grec gardeur de toros. L’image, à peine fut-elle prononcée, que l’ola s’entonna un truc à vous tordre autrement que les deux orphelines porteuses de peint enrobées dans une confiserie de jeunesse; chèque au  porteur de roses blanches à ment-ment.

Il est grand temps que la canicule cesse, je pourrai me reconstituer le bulbe à partir des sueurs du cortex fondu du bougeoir. Reprendre à pouvoir peindre, pas mes esprits, je me fous pas d’être fou, je m’accepte tel sans minoration, en entier.

Déjà le prochain se balade dans mon fantasme système viscéral, quelques clignotants au départ de ma Muse ayant mis des points sur la carte. Elle comprend naturellement la chimie créative, qui demeure au point d’être un tel mystère car par le plus petit nombre qui s’y intéresse au sens noble, ça fait beaucoup que ça laisse froid. L’art après un très court instant d’émancipation publique est revenu au point de départ. J’imagine le tourment que ça doit causer à Cézanne qui a pu penser un instant avoir brisé les seigneurs. La politique du fric pour seul concept de vie redonne au n’importe quoi le droit de citéet rejoue la caste du privilège.

Pourtant on est passé à un cheveu de gagner la révolution artistique et intellectuelle. Mais en tuant Jaurès ils ont permis à Staline de détruire la philosophie de Lénine, ce qui aboutit au retour du tsarisme à partir de l’idée qui l’avait détrôné. 1789 a guillotiné la royauté au profit de l’impérialisme.

J’aime l’atmosphère que tu m’allaites, j’espère qu’on vivra derrière nous l’idée que l’amour ne peut être tartufe. Demain, oui demain, ta voie restera ma parole. Je te le dirai jamais assez que t’aimer c’est vivre. De l’atelier tu fais l’endroit à naître ma Muse, ton encrier d’assise.

Niala-Loisobleu – 22/08/18

6 réflexions sur “TON ENCRIER D’ASSISE

  1. Initiation ô combien perturbante et sans doute utile comme toute initiation que cet été a travaillé à la scie des corps et des cœurs…L’atelier doit ré-ouvrir ses portes car c’est là qu’est la vie vraie en viscères chaudes quand il fait plus frais dehors.Cette pauvre infante Marguerite crie dans mon rêve son souhait d’être délestée de sa parure de poupée.Dressée au paraître comme un chien.La naine je la vois comme une force positive.droite sur ses pattes courtes et décidées.
    Mais surtout c’est du donner à voir au sens noble que ce tableau-là car c’est le tableau en train de se peindre le personnage principal. Aussi ce rêve, si j’ai pu mettre des points sur la carte du prochain en en semant d’autres sur la touffeur de la carte du tendre, c’est l’envie de ramener le commun à sa plus haute manifestation, là où il doit prendre toute sa mesure. Les mots y vont plus droits avant de s’asseoir fessus et ravis sur leur encrier d’assise.
    Je t’embrasse mon Alain ainsi que ton œil à Stigmates…et t’assure que je te Tchin Tchin bien mieux qu’Afflelou. Tu peux voir double, je suis là.

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    • Si la Porte est basse, il ne faut y voir que générosité, la vraie, dénuée de tout dessein, complot, traquenard mais chargée d’un colossal effort personnel. L’initiation n’est pas un cadeau. Ce qu’on y gagne passe par l’épreuve. Cet été a mis son voyage dans son accent. Mettant le corps à rude épreuve et l’esprit à la recherche de son âme. L’infante en a perdu les os à la rencontre lave à beau rayés des baies noires.Où il s’avère que n’être n’est pas autre chose qu’une tartine de merde a devoir sa vallée. Que serait un rêve sans le fil du rasoir du cauchemar ? La peur n’est rien d’autre que se voir pour s’accepter autre. Il ne s’agit pas là des combats de coqs du quotidien, que la société des gouvernants crie interdits en en tenant les paris. Non c’est valeureux et ne s’adresse à personne d’autre qu’à soi-même. L’Atelier rite architecturalement son tracé. Mon instrument de torture, le chevalet, ne me fait pas les perverses recettes de Sade, il me tire vers le haut sans quitter ses bas. C’est plus un créneau pour ouvrir le jour, qu’un oeil de sales visées. Il guette le recul de l’assommoir caniculaire pour reprendre sa marche dans la clarté créative. La carte du Tendre sait les passages durs. Ton tapis n’a de rapport avec le rouge des festivals de m’as-tu-vu, ma Barbara, ton fessu ne put y craindre la morsure des rampants, il est maculé de tâches de peinture pour te protéger.
      Je t’embrasse comme un fou sans besoin de l’Afflelou à qui j’ai fait la fête, quand à loucher je ne m’en prive pas dès lors que ça m’apparaît en double…

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