L’EAU S’ETANT FAIT FEMME


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L’EAU S’ETANT FAIT FEMME

L’écluse de tes yeux

ponton et embarcation

me sasse

Dans l’horloge d’une heure inutile

la lune s’en est enlevé le ressort

Tes viscères me garantissent l’exactitude

Aux arbres où ton tronc s’accroche

je mets un bras après l’autre mes demains à la rame…

Niala-Loisobleu – 22/08/18

9 réflexions sur “L’EAU S’ETANT FAIT FEMME

  1. Petit matin de Claude Roy.

    Je te reconnaîtrai aux algues de la mer
    Au sel de tes cheveux, aux herbes de tes mains
    Je te reconnaîtrai au profond des paupières
    Je fermerai les yeux, tu me prendras la main.

    Je te reconnaîtrai quand tu viendras pieds nus
    Sur les sentiers brûlants d’odeurs et de soleil
    Les cheveux ruisselants sur tes épaules nues
    Et les seins ombragés des palmes du soleil.

    Je laisserai alors s’envoler les oiseaux
    Les oiseaux longs-courriers qui traversent les mers
    Les étoiles aux vents courberont leurs fuseaux
    Les oiseaux très pressés fuiront dans le ciel clair.

    Je t’attendrai en haut de la plus haute tour
    Où pleurent nuit et jour les absents dans le vent
    Quand les oiseaux fuiront je saurai que le jour
    Est là marqué des pas de celle que j’attends.

    Complices du soleil je sens mon corps mûrir
    De la patience aveugle et laiteuse des fruits
    Ses froides mains de sel lentement refleurir
    Dans le matin léger qui jaillit de la nuit.

    Claude Roy

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