MERCI MARTHE


Avec mes grands-parents en Allemagne

MERCI MARTHE

 

Encore  en partie entre la clef et la serrure, je pêne à ouvrir. De ma mémoire assez longue, autant qu’il m’en souvienne je suis pas du genre à coller au dépassement de l’aurore. Quant j’ai dépassé l’aube pour dormir c’était pour m’être à l’aurore mis au lit. Le jour n’a que peu d’heures, les laisser au sommeil relève d’un manque de vouloir faire indiscutable, ça me fait comme si j’étais fuyard à la responsabilité de vivre, de dormir tard le matin. Pourtant aujourd’hui j’ai confirmé ma règle par l’exception. Et le tout en toute conscience d’un danger imminent. Se battre me disait Marthe c’est la première chose que tu dois apprendre. T’étais là ma bonne, ma gardienne, ce matin quand j’ai vu l’urgence de faire stop. Mourir pour des idées, mon Tonton Georges me l’a assez répété ça vaut pas de se tenir en vie. Tiens déjà il a pu se préserver de finir à la plage, qui sait où on aurait brûlé son esprit libertaire ? Quand je vois l’abus que Mai 68 a fait dans le troublement d’esprit d’innocents qui pour n’en avoir rien vécu s’imaginent… Ce que j’ai peint après ça montre le changement qui s’imposait avec des fleurs, de l’amour et de l’action lunaire.

Niala-Loisobleu – 16 Août 2018

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