A 18 h 40


Les murs sont autour de la longueur du non-mesurable me tenant. Pendant que ton chat se fait les griffes dans ma pensée le chien lance la balle sur le chasseur. Paf, il lui explose le bulbe. Un espèce d’énorme courant d’air quitte son regard torve de ton décolleté. Ce marchand de journaux est un obsédé sexuel. Ses mains ont une formule de politesse inquiétante quand il dit bonjour. Ça me fait penser qu’il faut faire revenir le conteur bleu à la maison. La nuit arrive plus vite après les grandes marées du 15 août. La lumière manque. Dans la chambre heureusement que la poésie est à chevet. Elle surveille l’intrus de près.

Dehors Un regard d’enfant me traverse sans courir.

N-L – 15/08/18

2 réflexions sur “A 18 h 40

    • Le blanc me met dans de beaux bras sans s’inquiéter de la saison, faut dire que le marchand de journaux sombre plus qu’il ne flotte au clair des lunes qui l’obsèdent. Quant au conteur bleu pour tout dire, il ne fait aucun doute, il déteste le black-août de l’abri côtier…

      Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.