ENTRE TIEN EMOI 15


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ENTRE TIEN EMOI 15

 

ON EN MEURT PAS MAIS CA VOUS TUE
Un rayon de soleil à travers la verrière

 

ENTRE TIEN EMOI 14


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ENTRE TIEN EMOI 14

Rassemblés par un vent à la ramasse les joueurs couplent sans atout. Une porte grince les yeux sortis sur  le tapis vers mis en main dans l’ombre de la partie. La mise vient d’annoncer un choix pour ailleurs. L’enjeu fait lever les yeux sur la carte où passe le chemin le plus direct à prendre. A quel âge ne commencerai-je pas à devenir celui qui compte les billes ? Dans qui paire gagne le climat espère plus sur ce qui manque que sur ce qui est en place, le trottoir antichambre pour mettre les eaux-sales au caniveau. Il y a au bout de la corde une encre qui lève les maux. Si l’huis sied, constate et abats sans jouer. Le grand Jacques en partant rejoindre le choix de Gauguin fit autre que miser, il resta fidèle à cet amour pour lequel seul la vie compte.

Niala-Loisobleu – 08/08/18

ENTRE POUSSE ET INDEXE


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ENTRE POUSSE ET INDEXE

L’harassement caniculaire est propre a levé la poussière

les blindés de l’araignée

en première ligne avancent sans rencontrer de résistance

L’offensive aurait pu réduire l’atelier à néant, plus rien n’ayant le moyen nécessaire entre pouce et index pour faire parler les tubes.

Amas de frises des toiles collantes

débris d’insectes

reliefs de festins de fourmis

trempé d’aisselles au front nez à nez

Amour frais comme menthe qui gante

le gris nuage n’aura jamais été aussi bleu qu’au sortir de l’hébétude d’un sommeil que le  harcèlement des mauvaises fois renouvelées a fait bâtard

T’aurais vu l’aspirateur dans son assaut que tu t’aurais cru Berlioz un matin symphonique fantastique…

Que c’en a percé un trou dans la lourdeur, nos héros sont deux moineaux qu’une pépie d’amour engluait genre oiseleur.

Vont voler, vont, vont voler…

Niala-Loisobleu – 8 Août 2018

ÎLE PEUT LE FAIRE


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ÎLE PEUT LE FAIRE

 

Passé le dernier méandre de la scène, l’auteur fait tout dire au rivage. D’un penché de venelles aux pavés pris chez le granitier local  les premières maisons adossées l’une contre l’autre dansent dans la nébulosité estivale. Nus comme des oiseaux sans feuilles, les patios voient sans rien montrer. La richesse végétale accordée au rythme respiratoire de la fontaine tient les étages en dehors des longues de trottoirs. Le palmier qui marque l’entrée garde sans besoin d’être armé. Les tapas s’accordent à la fraîcheur de la sangria pour que les guitares revenues de la marée parlent à voix haute, un morceau de vie en bouche-à-bouche. Nos pensées sont sorties du chemin des maisons closes pour s’ouvrir sur le large où des mains claquent aux talons pour scander un autre éclairage. Sans frontières  mais toute intimité préservée l’esprit tremble depuis le feu sur la plage.

La lune isole le cheval assis sur le blanc de sable, pendant qu’il remet la chanson catalane dans sa voix. Autour de lui des phoques, des dauphins, des grands oiseaux de marins sur béquilles, des batraciens, et énormément de lentilles autour des nénuphars, time is Monet,  font silence. Au pigeonnier une portée de p’tits-lapins sur les lièvres d’un gospel, fait l’amour sans que les gentils organisateurs sifflent d’arrêter.

Surréaliste un clown-blanc éteint l’artifice. Colombine se balance sans culotte.

La montagne que la beauté tient discrètement en tableau de scène laisse seulement voir son odeur de femme. Etrange assemblage de dessous, fumets de courses sauvages, voix douce d’un fado à l’embarquement, vapeurs lascives d’une coupure de l’anti dit cette heure. L’abreuvoir de ma couleur secoue la crinière et dresse l’aqueux, pendant que t’écrira en m’aime tant je peindrai autan occitan qu’un chevalier cathare.

Niala-Loisobleu – 07/08/18