ENTRE ET METS


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ENTRE ET METS

Le café n’a pas encore ôté ses facultés énergétiques, outre les doux arômes le décrassage du bulbe poursuit son chemin. Tous volets qui s’ouvrent, décollent en vibrations d’empênage alors que le soir le craquement de la poutraison marque davantage le côté dépressif obscur. Mes jambes ont  le don de monter l’imaginaire à l’endroit d’altitude voulue. Une aire en corniche, vue lointaine, où la mer prend toute la perspective. Les oiseaux du matin sont de la famille des fourmis, ils ne s’arrêtent jamais de renouveler le symbole de vie qu’ils portent en eux. Le concept des choses a suffisamment remué de discussions durant la semaine, plus souvent pour rien et de trop pour en faire un plat du dimanche. Les grandes idées ça garde pas de mourir…Tonton Georges en Sète quelque chose. Je parlais de mer à mon écho, il s’est mit à sourire disant rien n’arrête le mouvement des marées. Enfin, façon de dire, les hommes finiront par faire fondre le sel, alors rien ne pourra plus retenir, tout disparaîtra dans le grand fade. Au-dessus de la montagne, l’aigle tourne, de son oeil il voit le sec craqueler une nappe phréatique. Sous mon lit les moutons dorment, au moins ils connaissent la place qui est la leur . Par la fenêtre de la cuisine j’ai vu le cheval s’ébrouer. Il avait de si grandes ailes que vite j’ai sorti l’appel pour creuser un pare-feu…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2018

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