A LA BUTEE DES ETOILES


A LA BUTEE DES ETOILES

Dans les hauts jardins de l’imagination,

je te trouverai broyant la couleur

au revers du coquelicot éphémère,

accoudé au temps et à la butée des étoiles,

à fortifier la frêle charpente de la toile

que le couteau déjà entaille de son entière passion.

Je te trouverai absorbé dans l’intervalle

entre le geste et son intention,

entre la beauté et son interrogation,

au coeur d’une lumière différée,

à la torche ressaisie sur la cécité du jour

et dans le halo d’une certaine idée de l’amour.

Dans les hauts jardins de l’imagination,

tu me trouveras au dernier quartier lunaire,

sur la balançoire obstinée qui balaie le vulgaire,

à la strate du mot et à la nuque d’un bras de mer.

Tu me trouveras au sang bleu d’un théâtre mental,

à la mouette qui se cogne à la butée des étoiles.

Tu me trouveras dans l’étroit du mot,

dans l’écriture du ventre et son cachot,

entre le centre et le contour,

entre le dire et son silence,

au coeur d’une partition langagière,

à la torche ressaisie sur l’éphémère

et dans le halo d’une certaine idée de l’amour.

Barbara Auzou

P1050669

A la butée des étoiles – 2018 – Niala- Acrylique s/toile 100×100

12 réflexions sur “A LA BUTEE DES ETOILES

  1. Rien ne pourrait distraire mon attention, celui-ci ma Barbara est rayonnant dans l’âme, quelle couleur impose tes mots, celle que tu as mis dans cette écriture montante signifie la pousse créative…j’aime sans suspension.

    Aimé par 2 personnes

    • Aujourd’hui, pour la première fois les likes sur nos sites respectifs, m’ont fait ressentir un double respect pour notre travail ma Barbara. Merci toutes et tous.

      QUATRE-DE-CHIFFRE

      ATTENANTS

      Les prairies me disent ruisseau
      Et les ruisseaux prairie.

      Le vent reste au nuage.

      Mon zèle est fraîcheur du temps.

      Mais l’abeille est songeuse
      Et le gardon se couvre.
      L’oiseau ne s’arrête pas.

      CAPTIFS

      Ma jeunesse en jouant fit la vie prisonnière. Ô donjon où je vis!

      Champs, vous vous mirez dans mes quatre moissons.
      Je tonne, vous tournez.

      l’oiseau spirituel

      Ne m’implorez pas, grands yeux ; restez à couvert, désirs.

      Je disparais au ciel, étangs privés de seuil.

      Je glisse en liberté au travers des blés mûrs.

      Nulle haleine ne teint le miroir de mon vol.

      Je cours le malheur des humains, le dépulpe de son loisir.

      LICNE
      DE
      FOI

      La faveur des étoiles est de nous inviter à parler, de nous montrer que nous ne sommes pas seuls, que l’aurore a un toit et mon feu tes deux mains.

      René Char

      Aimé par 1 personne

  2. Un soir tombe la lumière en reste debout

    « à la torche ressaisie sur la cécité du jour

    et dans le halo d’une certaine idée de l’amour… »

    Voici les dunes, les oyats sont allumés de lumière solaire
    approche Barbara
    l’eau encore tiède nous porte à deux mains
    Sois fière, sois heureuse le rivage est ami
    l’hostile s’est tenue dans sa masse grise
    On a parlé de la création la boule dans la gorge
    chantons là les seins à l’air et le ventre fou rageur
    quelque triste cire s’est éteinte
    fondue de mèche avec les mauvais diseurs
    J’ai ce soir assez de couleur pour mettre au bout
    viens je t’emmène au tapis-volant, chevalet impénitent…

    Aimé par 1 personne

Vos commentaires seront toujours les bienvenus

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.