PESER LES FEMMES


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PESER LES FEMMES

fardeau chéri quand la barque s’enlise sur la rive malencontreusement je te porte qui ne peut être que la fin l’autre rive où parée te déposer car tu me fus trop
mêlée je veux en tes robes et voiles t’aimer qui cachent ton acre et ton embonpoint moins toucher ta jambe que tes bas je sens la vase qui m’empêtre je sens décroître
ma force et mon souffle moi d’usure agenouillé et d’aimer sans savoir ce qu’est aimer au-delà de la peau qui crie de la bouche et d’en bas jouit plus elle te possède plus
étant seule — ton fameux rire de s’élever ignorant tout autant étonné entrecoupé fidèle mais gai exubérant aussi clair pourtant s’apaisant après
l’incident.

Jude Stéfan

3 réflexions sur “PESER LES FEMMES

  1. Naïvement , peut-être, je crois que ce que l’on est profondément résiste à tout. Sans cela il n’y aurait ni art, ni regard autre, ni recherche de la beauté…Dans toutes les discussions encombrées et enrouées de ce matin sur mon blog, ce que je retiens ce sont les directions différentes, certaines prônant le beau envers et contre tout…et heureusement.Comme une grâce, mais pas décidée par le ciel, ou un don particulier, non, mais comme la recherche obstinée du beau, de l’entier, que certains possèdent (quoiqu’on en dise…) plus que d’autres…Et ce texte de Artaud que tu a mis tout à l’heure renvoie encore au bout du compte à cette phrase que tu as mis en exergue sur ton blog: « A nous regarder, ils s’habitueront »…Rien d’autre à faire…Et ça fait tout pourtant.
    Merci mon Alain…

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