TOUT AIGUISE DE SOIF


TOUT AIGUISE DE SOIF

Paul Eluard

 

Une sublime chaleur bleue
S’appuie aux tempes des fenêtres

Belle alignée de plumes jusqu’aux limbes

La parfumée la rose adulte le pavot et la fleur vierge

de la torche
Pour composer la peau enrobée de femmes nues

Des vannes luisent dans la porte
Il faut passer malgré le tour câlin qu’a pris la lutte
Passer les coteaux les grands lits végétaux
Saupoudrés de soleil

Et continuer

L’orage de la belle saison est comme une main sans

doigts
Comme un chat dans un sac
Une fumée d’autruche annonce l’été tumulteux

Emaillé de poisons

Les soifs varient vont par des brumes dégradées

Jusqu’à l’auberge au flot

De pierres brûlantes à cheval sur des buveurs enragés.

 

Paul Eluard

 

 

Le parti d’en rire guérit bien des intempéries…après les dégâts du violent orage qui sévit encore, ce que je viens de vivre me dit d’en rire c’est moins triste et Eluard c’est si beau…

N-L – 04/07/18

Mais fait en corps chaud


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Mais fait en corps chaud

Au premier coup du tonnerre, j’attrape le polo par les basques en refusant d’en faire un ber eh..

-Tiendrai debout sans besoin d’étai, lançai-je à la cantonnée, si je vouloir être ça ne peut passer

Déjà que maille à partir de ceux qui s’accrochent dans la peur de pas trouver mieux ailleurs, des trucs collent mieux qu’un réputé morpion au coeur de sa toison, je dois à mon tour faire face à ma réputation. J’ai trop voulu ne pas dépendre pour devoir me soumettre maintenant et secoue l’en-tête pour que la peinture se défroisse. On ne peint pas sur commande dans ce que mon père m’a appris. C’est bon pour les écoles de formater, moi je m’y oppose.

Je n’aime que librement., voilà c’est dit et fait, bonne journée.

L’arrose du ciel est mine de plomb, faut voir l’azur au fusain qu’ils lui ont fait au ciel de maintenant, en plus il déchire en zébrures rouge-violet comme un vieux-chiffon détramé.

Mais fait en corps chaud pendant que ça boum…

Niala-Loisobleu – 4 Juillet 2018

ENSABLEMENT


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ENSABLEMENT

La spirale du cri file son arabesque à l’envers

et s’enroule aux creux des chemins enfouis sous l’or terni des feuilles

Ici tout allait en fonction d’humeurs de vents mutants

L’embûche s’est assise sur l’instant d’une prise d’air aux empreintes de mon haleine

Un val qui creuse une peur que rien ne fonde indispose de statues de bronze sorties d’une monumentale erreur

Le frémissement de l’aile pris  au filet de l’oiseleur met l’envol sous scellés

Si l’écorce rengorge  la sève

parler de rivière souterraine d’où des partances sont en voix d’être, oscille entre mauvaise foi et incapacité à se reconnaître

La chambre noire ne donnera aucune image claire

Une étoile éteinte sur le fil conducteur initie la clarté de l’embuscade

Le paysage était au bord d’un coin retiré de mer,  embarcadère paré pour une traversée en sons et lumières, en effaçant le voyage par étranglement entre terre et ciel sans regards derrière, alors le coeur se réveille somnambule seul au milieu de son sommeil debout…

Niala-Loisobleu – 4 Juillet 2018