LA SAISON DES AMOURS


Paul Eluard

 

 

LA SAISON DES AMOURS

 

Par le chemin des côtes

Dans l’ombre à trois pans d’un sommeil agité

Je viens à toi la double la multiple

A toi semblable à l’ère des deltas.

Ta tête est plus petite que la mienne

La mer voisine règne avec le printemps

Sur les étés de tes formes fragiles

Et voici qu’on y brûle des fagots d’hermines.

Dans la transparence vagabonde

De ta face supérieure

Ces animaux flottants sont admirables

J’envie leur candeur leur inexpérience

Ton inexpérience sur la paille de l’eau

Trouve sans se baisser le chemin d’amour

Par le chemin des côtes
Et sans le talisman qui révèle
Tes rires à la foule des femmes
Et tes larmes à qui n’en veut pas.

Paul Eluard

4 réflexions sur “LA SAISON DES AMOURS

  1. Elle est debout sur mes paupières
    Et ses cheveux sont dans les miens,
    Elle a la forme de mes mains,
    Elle a la couleur de mes yeux,
    Elle s’engloutit dans mon ombre
    Comme une pierre sur le ciel.

    Elle a toujours les yeux ouverts
    Et ne me laisse pas dormir.
    Ses rêves en pleine lumière
    Font s’évaporer les soleils
    Me font rire, pleurer et rire,
    Parler sans avoir rien à dire.

    L’Amoureuse. Eluard.

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  2. Comme un moment mieux choisi
    mon merci n’a de retard
    que l’impression d’étrange vitesse laissé par d’autres
    La route fond sous la tôle
    le bord de mer transpire une idée de fraîcheur
    sympathique, tant pis pour Robert
    allons m’aime aux galets…

    Merci ma Barbara.

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