L’HOMMAGE DE CUECO


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L’HOMMAGE DE CUECO

 

Savonnant ce ciel gris comme on gratte à la ponce un mat à faire briller, je tire le chaud et fais partir la couleur froide de la pente à gravir.

La montagne Ste-Victoire marque un signe vivant au centre d’un univers penché sur sa mort, tenace comme une révolte contre l’Art Officiel. Témoignage quelque part chevaleresque comme se qui se hérisse toujours dans le mouvement érosif emmené par le courant. Cathares Corbières m’entendez-vous ? J’ai le coeur attaché à suivre intrinsèquement la pendule lunaire qui fait l’estran quoi qu’il arrive sans se laisser abattre.

Cézanne s’est fait gardien et veille dans le désarroi d’un art galvaudé.

Cueco  lève le relais.

L’amour manifestation universelle de l’Art n’est pas mort. Il a seul cette éternité qui fit que d’aucuns pensèrent inventer des dieux pour en bénéficier. Dans les remugles de la création le cri a forte affaire avec l’éboulis. Ce ne sont que quelques cailloux qui roulent, la montagne est bien enracinée. J’ai la joie malgré l’eau sale qui ne tient plus qu’au tapis, autour plus rien ne baigne au marécage. Libre de t’y asseoir la culotte ne crains rien des tâches, elles sont toutes que peinture.

https://culturebox.francetvinfo.fr/arts/peinture/revoir-cezanne-l-hommage-de-cueco-au-peintre-provencal-249819

 

N-L – 14/06/18

NO RIA


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NO RIA

Rares sont les derniers points d’eau

à remonter des nappes par d’incessants pompages au secours

arrive que tombe le masque

d’un simili échafaudage

Le plan hors sec

se débat

derniers sursauts de l’ouïe

la barque trop chargée crie son non

L’horizon bloque des quatre faire

l’iceberg retourné lit vide

plus blanc qu’un linge savant

replie ses gaules à grimaces…

Niala-Loisobleu – 14/06/18

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 40


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 40

L’ARMATEUR DU PORE EPIQUE

Quand le pain se vendait au poids, sa mie me saisissait, légère et gonflée,pour m’offrir sa pesée. Je ne rechignais jamais pour aller chez le boulanger le chercher, quelque soit le temps, ce pain croustillant et chaud valait à lui seul des escapades avec Barbe-Noire, le pirate qui écumait les mers et les océans de mes fantasmes.

Traînant sur le chemin du retour, je croisais le fer avec les blanchisseuses, qui dans le froid du petit matin, laissaient leurs poitrines respirer à la devanture du magasin. Une invitation au voyage, pleine de fruits exotiques, accompagnée de rires animaux se balançant d’arbre en arbre, par la voix de la crémière du levé, qui trouait le silence par un bruit de campagne, quand les bidons de lait se déposaient devant sa porte.

« Au bord du Gange, le pèlerin patient se fait méditant immobile, l’ascète rieur se révèle vif comme l’éclair. Ici, à chacun son chemin, son pas, son heure juste. L’un goûte la saveur des rêves, l’autre entend encore l’écho des légendes vivantes. Dieux, démons, animaux sacrés, souverains ou mendiants, tous portent une histoire et cherchent à se trouver eux-mêmes. Apaisé, libéré, éveillé, le Sage quant à lui écoute le chant de l’eau et sait comme le vent passer sur l’autre rive, au moment même où les voix des conteurs de l’Inde résonnent pour évoquer mille existences et nous appeler à vivre l’instant. 

Sous le Pont-Royal, les jambes balançant au-dessus de l’eau, j’aimais laisser rêver ma tête en me posant les fesses sur le quai. Depuis, j’ai toujours été à quai d’un départ pour ailleurs. Mon corps n’a pas de tatouages, ni de peintures de guerre, mais à côté de quelques cicatrices de vie, il est plus couvert d’étiquettes qu’une valise.

Toutes nos proximités s’encrassent par l’habitude, c’est alors que naît la cécité du plaisir de la créativité. Le plus joli sourire, comme une fleur, jaunit avant de se noyer dans l’eau croupie d’un vase prison. Il ne faut pas changer la fleur, mais renouveler la pureté de l’ô pour que ses lèvres brillent d’une constante faim d’aimer.Le savoir-vivre, n’a rien à voir avec un vert à eau et un vert à vain, un couvert à poissons, la position de l’adroite du saigneur. Une petite écuyère dansant sur les mouvements de sa langue, voilà l’art de l’équitation du bonheur. Le Cadre Noir, étant hors de propos de mes galopades au long des plaines de ma Muse, je ne retiens de Saumur, qeu les douceurs angevines des vignobles du bord de Loire.avec un Bourgueil.

Dans la malle de mes pores épiques, tout est en vrac. Je ne conditionne rien, prenant à la main ce qui me vient au coeur. Comme ça et jamais par hasard, au déroulé du fil à pêche, j’attrape et si ça mord, je vous raconte au coin d’un frisson sorti de la boîte à musique.

Niala-Loisobleu

19 Novembre 2010

Hélas rien ne lave plus sale que le dépit né de la fausse interprétation d’une lecture. Je n’ai jamais triché sur la vérité, été malhonnête et ne tendrai jamais la joue gauche au couteau dans l’dos donné par qui se prend à tort pour éconduit.

N-L – 14/06/18

 

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