LA RIVIERE VERTICALE


 

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LA RIVIERE VERTICALE

 

Je devais rêver, les mains à cueillir des douceurs de peau, corps laissé à la paisible sensation horizontale du liquide

soudain des craquements explosifs

le ciel s’alluma de zébrures électriques

l’orage en son et lumière venait de tirer le rideau de nuit  pour mettre le jardin  sur la scène d’un faux jour

Tout s’est dressé à la verticale  la rivière a quitté le sol pour ne plus faire qu’un avec le ciel déversoir

En allant ouvrir l’atelier j’ai découvert le tapis en crue. Un vieux cauchemar resurgit…

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2018

3 réflexions sur “LA RIVIERE VERTICALE

  1. Un jour de rien si ce n’est d’eau
    du gris qu’on roule dans ses doigts comme disait papa
    sauf que cette fumée d’alors n’obligeait personne à se tenir au dehors
    Tousse ensemble comme l’étroit mousquetaire

    Dans le couloir d’étreint les vaches se tenaient le rêve ouvert à la portière

    J’aime pas l’eau depuis que bénite par défaut elle trompe les enfants à la naissance
    elle me poursuit comme si j’avais blasphémé, un mensonge de plus
    et le vain à la mode d’aujourd’hui
    c’est de la vigne du saigneur

    Le ciel a ressorti son couvercle
    la chape est à nouveau mise au plafond
    le tapis est pas prêt de sécher
    la nuit le menace à nouveau d’un regard noir

    Moi Robinson j’embarque la Maison d’Ô pour seule barcasse à franchir les Sirènes, Pénélope a tricote l’Odyssée avec sa plume à chasser les maux
    Merci Alteyrac coin de pierres vibrantes comme une maison des Cévennes
    C’est veine ?
    Oui on peut dire ça…

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