Le Don des souffles


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Le Don des souffles

(…) Mais ininterrompue, que serait la poésie ? Le laisser-faire, le savoir-faire. C’est la fraîcheur que je souhaite maintenir pour qu’il n’y ait plus de hiérarchie entre tous les états d’une vie, poème ou non. Tout est plus modeste, presque banal, ou du moins peut l’être. On écrit, on  s’épuise.On n’écrit pas, on  se  ressource. J’aurais pu dire exactement l’inverse. La perte égale la  résurgence.  Ni  perte  ni  résurgence,  en  fait.  Je n’arrête rien, et dans ce permanent va-et-vient, cet équilibre instable, il n’y a que le présent qui se régénère. Je n’appelle pas autrement la poésie.

Quand je parle des vagues ou des branches, il est certain que je parle de moi : parlant de moi, je voudrais parler des vagues ou des branches.

Ce ne sont pas nos bras que pressent nos bras, ce ne sont pas nos mots que nos mots font entendre : le soleil lui-même, de qui est-il la lumière ?

 

Pierre Dhainaut

 

Des cases et des lettres beurk de nord mendie je t’attrape à plaine mains que c’est Beauce au moins là il y a pas l’ombre d’un arbre ils les ont tous coupés pour plus de quintal de fric au soleil non ne sont pas mes bras qui nagent c’est mon ventre qui gargouille…

Niala-Loisobleu – 10 Juin 2018

6 réflexions sur “Le Don des souffles

  1. Moi non plus je n’aime pas les cases ou alors au fond de la brousse avec pour seul vêtement un pagne troué d’air…
    Il est 17h30…L’orage n’a pas éclaté et les oiseaux s’en donnent une fois encore à coeur joie…
    Je ne sais pas non plus la définition de la poésie si ce n’est son impérieuse nécessité qui doit donner corps…
    je t’embrasse mon Alain…

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  2. Je suis prêt à croire que l’orage est comme la France en marche…un truc qui dégonfle…pas une goutte et il est 18h26 alor qu’il devait tomber des cordes… Les oiseaux peuvent pisser ce qu’ils veulent sans qu’on leur reproche.
    Les définitions qu’importe on s’en pagne le rire. A tout prendre la fausse-pudeur c’est une forme de pornographie, l’impérieuse néné-citée c’est qu’un sein lâché nettoie l’ozone au contraire d’un bandage opprimant…
    Ce soir me donne en vie d’emménager une nouvelle maison, le train de nuit la tient sur ses traverses, ma Barbara.

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