SENTIER D’Ô


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SENTIER D’Ô

 

J’entends approcher l’embouchure

j’y porte mes lèvres à l’appui de mes mains

Déjà le sel tombe du vol d’oiseaux marins

l’écluse du marais ne retient que la fleur en son carreau

Tu peux sortir, le temps a cette moiteur qui en ébats colle à merveille

derrière l’épave un pilotis neuf sonne sous les trois coups de la masse

à mi-eau ton absence de maillot balise le flottement des naissains

j’y bois claire une verdeur d’huître aux prises d’air de ta coquille…

 

Niala-Loisobleu – 9 Juin 2018

13 réflexions sur “SENTIER D’Ô

  1. Heure, tu voles parmi les dunes.

    Le temps de sable fin chante dans mes bras :
    je suis couché contre lui, un couteau dans la main droite.

    Moutonne, la vague ! Surgis sans crainte, poisson !
    Avec de l’eau, on peut vivre une fois encore,
    à l’unisson avec la mort, le monde, l’invoquer encore de nos chants,
    appeler encore depuis le chemin creux : voyez,
    nous sommes à l’abri,
    voyez, la terre était à nous, voyez,
    comme nous avons barré chemin à l’étoile !

    Paul Celan, Ressac.

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  2. Celan c’est d’autant plus beau qu’il a l’émotion de la grande souffrance à côté du bref instant comme celui-ci où il pouvait aborder l’amour en totalité.
    J’aime Barbara. Un choix magnifique

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