LE JARDIN


LE JARDIN

 

L’orage tient son impatience en point d’interrogation

D’un soleil fil à plomb

Ton débardeur baille à dessein

Le poids de la respiration prend l’air

Au cœur du timbre

Un jardin creuse sillon

Du ventre déchiré l’orange d’un rouge jaune tourné vers le bleu est sorti m’emmenant à l’atelier. A peine étais-je entré que le chevalet se dressait. Le tapis le démangeait. Jaloux de lui-même, la peau nue offerte au couteau en grand écart des trottoirs de la pénombre.

N-L – 08/06/18

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DECOLLAGE


 

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DECOLLAGE

 

Prise  de fatigue la pluie ne s’est pas levée ce matin

elle est restée collée aux écharpes du brouillard

retenant le papillon d’aller entre chemise et peau

s’ébrouer sans permission

Merveilleux instant aucun plouf ne ride l’eau

un train traverse le temps

les oiseaux lui font un triple ban à la volée des cloches

Il y a des senteurs à la porte de l’atelier

il m’a semblé voir le tapis frissonner

 

Niala-Loisobleu – 8 Juin 2018