Un cheval au devant


La rue que les coquelicots bordent de leurs mains retient un émoi palpable au porche de la pensée traversière. Assis sur le trottoir un musicien tourne l’heure.

Le cri du rémouleur est sorti par la fenêtre de la maison bleue

Un instrument accorde son concours à la voix féminine

Ne s’accordent plus que la poussée du vent et l’aspiration de l’air. Tout le reste est comme ces livres jamais lus entassant les rayons.

La grosse pierre de craie se taille en bâton à écrire des marelles. Sur le macadam dorment des bouts d’orées pleines d’espoir de rejoindre la menthe sauvage. M’y voila entré tout entier. Quelle fraîcheur au nez !Au point d’en ressortir tout barbouillé en découvrant la profusion du rosier.

Je garde les consonnes de ton corps aux voyelles de ma barbe. L’enfant s’endort contre sa mère.

Niala-Loisobleu – 06/06/18

9 réflexions sur “Un cheval au devant

  1. L’éveilleur avisé re-cule du même coup le vaisseau au bassin du port redressant les reins du phare, de l’herbe et les torts. Justice est faite, l’amour règne…Vaincu mais boudeur l’orage fait la gueule et crache une dernière averse comme s’il était besoin de savoir qu’à part faire ça il est bon à rien…
    Ah Barbara, le bonheur est dans l’avalé, aussi t’embrassai-je joyeusement !

    Aimé par 1 personne

  2. Plusieurs hivers, je vécus seul.
    Les absences du soleil sont d’infinis sommeils.
    Source entrouverte de cruauté, corps soumis,
    le mal qu’on a fait embrasse les mains.

    Feu nomade, Gérard Chaliand.

    je t’embrasse………………..

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.