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LEVE-BARQUE


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LEVE-BARQUE

 

On est un pied à côté de l’autre, les bras serrés, la poitrine haletante, cette odeur montée du sol porte autant de la vibration du caillou que du tremblement des feuilles

Le lointain a un point très clair qui tranche sur les attentes des gares  absentes aux horaires. Il ya a quelque chose auquel on a mis feu

On pourrait penser que l’endroit où le regard reste braqué est un point à trouver. Dans une zone inhabitée le dessous des hautes herbes construit sans bruit le bon endroit pour fonder. Les lyres tirent des cordes un vocabulaire intime

D’un seul souffle j’assèche le débordement et pluie sème

Niala-Loisobleu – 5 Juin 2018

 

12 réflexions sur “LEVE-BARQUE

  1. NOS MAINS DANS L’EAU

    Nous remuons cette eau. Nos mains s’y cherchent,
    S’y effleurent parfois, formes brisées.
    Plus bas, c’est un courant, c’est de l’invisible,
    D’autres arbres, d’autres lumières, d’autres rêves.

    Et vois, même ce sont d’autres couleurs.
    La réfraction transfigure le rouge.
    Était-ce un jour d’été, non, c’est l’orage
    Qui va « changer le ciel », et jusqu’au soir.

    Nous plongions nos mains dans le langage,
    Elles y prirent des mots dont nous ne sûmes
    Que faire, n’étant rien que nos désirs.

    Nous vieillîmes. Cette eau, notre espérance.
    D’autres sauront chercher à plus profond
    Un nouveau ciel, une nouvelle terre.

    (Yves Bonnefoy)

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  2. L’amour, dites-vous, est un sentiment passager. Quelle erreur est la vôtre ! De toutes les passions qui animent le cœur humain il n’en est point à qui une plus longue durée soit nécessaire. Il faut, pour qu’il arrive à cette perfection, qui seule peut remplir l’âme tout entière, qu’il ait traversé mille épreuves : la présence et l’absence, la santé et la maladie, la prospérité et l’infortune, le monde et la solitude, la faute même et le mutuel pardon. Il lui faut enfin la consécration suprême de la fécondité. Une telle passion ne se produit point dans les froides régions où vous végétez. Vous en concluez qu’elle n’existe pas ; moi je conclus seulement que c’est vous qui n’existez pas.
    Citation de Marie d’Agoult ; Les esquisses morales (1849)
    Merci ma Barbara.

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  3. Par amitié pour les mots de sa fièvre
    Il regarda par la vitre embuée
    De son sommeil. On se parlait, dehors,
    Il entrouvrit sa porte, il faisait nuit.

    Ah, peintre, qu’est-ce donc que cette main
    Que tu prends dans la tienne quand tu dors,
    Pourquoi la retiens-tu, cette main d’enfant,
    comme si sa pression te délivrait.

    D’une peur qui ravage tes images?
    Moi, je rêve que tu en guides la confiance,
    Jusqu’à celle qui juge, qui condamne,

    Mais qui aime et qui souffre.Que tu réconcilies
    L’enfant et le désir.Qu’il n’y ait plus
    D’étonnement dans l’un, de vindicte dans l’autre.

    La dérision de Cérès. Yves Bonnefoy.

    Que la journée te soit douce mon Alain.

    Aimé par 1 personne

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