SOLSTICE


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SOLSTICE

Je suis assis au point haut, en bas dans le soleil de son jardin. Elle me dit ses mots qu’elle a mâché de menthe sauvage prise aux mauvaises herbes qui cherchent à gagner. Son ventre résonne plein ma tête à me caresser le coeur. Je l’entends, elle me dit à mots ouverts le passage proche

Je ne parle qu’en Bonne Foy…

Encore

Moi la nuée

Je consens

Moi l’étoile du soir

Je consens

Moi les grappes de mondes qui ont mûri

Je consens

tu connais mon nom Maria-B…

Quand se déposant du ciel d’un passage vocal le cri des oiseaux est entré comme le chant qui accompagne la levée.

 

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2018

 

EPAVE


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EPAVE

Un oiseau de mer

l’oeil en écaille

l’aile en nageoire

mazoute d’airain

La plage ne s’étend pas plus loin que l’enjambée rendue difficile par les débris d’un raz.

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2018

JE DEPLACE L’AXE DE MA FENÊTRE


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JE DEPLACE L’AXE DE MA FENÊTRE

L’évanoui se dissout,

où mon regard va-t-il accrocher de quoi pouvoir tenir ?

Je vois haut, une autre altitude où quand le vent s’engouffre,  le son se met à crier allant sortir les forces supérieures du sommeil. La route ne sera plus droite, chaque virage tient la vue accrochée à lui pour s’en imprégner.

Tous les mots que la banalité à tissé autour du quotidien me tordent sur place d’une profonde douleur. Comment peut-on aimer à côté ?

Je veux sortir parmi les pierre au dévalé d’aiguilles de peint, sous le brûlant du vol de l’aigle qui perce la bêtise de son oeil. Vieillir en pays chevalier, allongé sur le ventre d’une liseuse. On ne tire plus les volets pour laisser une place au lit à la lune.

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2018