L’ÎLE


091d588c358f6703e31d1a5772581e6d

L’ÎLE

Quand marchant dans l’épaisseur d’un rapprochement, par les trous qui se font dans la ramure, des bouts de ciel claquent au vent, des pensées fugaces cognent aux vitres. Un rideau se met à trembloter, as-tu vu passer la colombe, c’était virginal comme un besoin de se mettre à poil. Ce serait la façon de vouloir donner plus, qui précède le désir de donner tout. Rien soustraire, pas répartir ce qu’on se garde que pour soi et ce qu’on déclare partager. sans s’en départir.

Je regarde la respiration de ces chemins où je nage, marche et vole. Elle est pas accélérée où en apnée selon que je suis sur le long d’une orée ou au coeur de la clairière d’une écorce, au noeud des branches, sur la canopée, non partout l’équilibre de la respiration fait le balancier du fil sur lequel je marche. Parce que je ne vois rien d’autre que l’odeur de cet assemblage de senteurs.

Mon nez vit un chantier naval d’édifices qui tracèrent leurs épures dans la lumière des cathédrales. Nu, sans que la honte viennent brusquement jeter son voile noir sur la pureté. Île en vue. Je n’ai que du bleu pour la mer à peindre autour du jaune-soleil.

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2018

16 réflexions sur “L’ÎLE

Vos commentaires seront toujours les bienvenus

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s