LIN DIT


LIN DIT

A l’échappée de ta hanche, la contrescarpe de maisons blanches borde à flanc le parapet à l’aire panoramique où ta nudité libère la clarté de ton intention.

Ce qui n’était que poussière est retombé dans la gueule d’un vent voyeur d’à venir.

Tremblement qui fend le jet de la branche au claquement de coque. Le noyau visiblement charnu bave de la couleur du suc. Pulpeuse déclaration faite, les abeilles rapporteront le présent à leur reine

Déjà un verger avance sa promesse à la coupe des paumes tendue. Le soleil dissout l’ombre qui borde le chemin.

Niala-Loisobleu – 30/04/18

 

Au puits allé


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Au puits allé

 

Alors que tremblant d’un baiser fortement sorti de mon âme, je regarde le bruit du vol d’un couple d’amoureux n’en faisant en corps qu’un seul.

L’arc d’un ciel se partage entre plusieurs hésitations, décidé j’ouvre côté jardin

Un bond de bras de tiges roides dans leurs bottes me saute

je suis pris

ah

de par tout

j’exulte

secoué

comme à la gaule quand on va au noyer porter secours

L’Atelier rit à gorge déployé, coiffé de la petite-culotte que le vent en la décrochant de l’accorde à linge, lui a bonneté jusque sous les oreilles

quelle traversée

les cathares m’ont ensorcellés

j’ai des visions de feu intérieur

il fallait bien qu’on me brûle, avec des idées pareilles, je subversive les limites du politiquement correct

A-t-on jamais vu un oiseau oser se montrer sans plumes pour prouver qu’il est bien androgyne ?

 

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2018