QUATRE HEURES DU MATIN


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QUATRE HEURES DU MATIN

 

La tranche d’épave, partie d’un débris qu’on traîne de soi, est là qui tire du lit son fond d’insomnie. Les loups veillent de leurs yeux brillants.

Flux et reflux, l’ô monte et descend en nausée les mots crus à tort par-dessus bord. Du tape-cul tombé un drap solitaire fait linceul sur la couche du gouffre.

Du haut de la vague on distingue l’écume préparer son avaloir la gueule grande ouverte où le vertige précipite.

La mémoire et l’amer reprennent place pour briser les reins du chantier en cours sur le front de mer…

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

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