CAPRICHO ARABE


CAPRICHO ARABE

 

Elle un matin chauffé à la corde des tomettes

halète sous les tressaillements du grenadier pour secouer ses cendres au compotier

 

Taire à rab

l’humus retrouve ses riches heurs au bout du long fleuve tranquille.

 

N-L – 17/03/18

 

 

La chambre de Don Quichotte.


Comme le peignant à nouveau
debout
face à ton écritoire
je chevalet ruant des quatre
attrapé par la crinière comme par l’aqueux
quel cheval d’art son…et lumière

La tienne évidemment

Que c’est beau quand tu me repeins de ce regard posé sur l’étoile

Merci tellement Barbara.
N-L

Lire dit-elle

Voici ma quatrième collaboration avec le peintre Niala-loisobleu.

p1050572La chambre de Don Quichotte – 16/03/2018 – Niala

Acrylique s/Canson, encadré s/verre 30×40

Au galop furieux des cœurs fous

s’emballe la roue, pilon à la poitrine

qui écrase rouge et turbine

claque, éclate en orageux déversoirs

vocifère la colère des grands soirs.

Il brûle elle revient il repart

Il l’épouse elle refuse , feux noirs

allumés aux yeux du redresseur de torts

enragé à vouloir faire de l’auberge un château enchanté

toujours toujours à l’armure et encore

à raviver de la Dulcinée les flammes

et à ses yeux furieux la braise

qui sert de bûcher au cadavre de ses chimères

aux pales du moulin à vent qui aplatit l’orgueil à son aise

comme on adoube

comme on enterre .

La jeune laboureuse, belle allure, jolie monture, avait ce soir-là

revêtu le costume d’un taureau impérieux à qui on n’en compte…

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J’ai perdu les zoos


J’ai perdu les zoos

 

J’ai mis ce que la nuit possédait de gourme dans la case de l’ongle t’homme.

Sans un

pèse plus lourd que

cac 40

L’Epoque

accouche

j’ai perdu les zoos

Don Quichotte en m’offrant l’hospitalité

m’a montré comment distinguer la bonne colère du contre tout ce qui est pour

La série peinte est finie

chaque oeuvre avenir sera l’âme-soeur des autres

sans numérotage…

Peins essaime très très fort

Dis-leur !

Niala-Loisobleu – 17/03/1

 

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Nouvelle Epoque, ébauche en cours.

Niala 17/03/18

DEUX PEINTRES


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DEUX PEINTRES

Ces deux peintres ne pouvaient se souffrir et ne se rencontraient que pour s’échanger les plus grossières injures.
Parmi les plus cinglantes figuraient celles de krabber (griffonneur) et de klatcher (barbouilleur).
L’un avait l’air d’un boxeur hilare, l’autre avait le visage du cénobite émacié.

Faut-il sacrifier les couleurs aux formes pleines — négliger l’orgie chromatique pour la fermeté stricte du contour, dédaigner l’anecdote — et n’aboutir à la
narration non figurative que par la tache structurante?

Les deux peintres renouvelaient à plaisir cette querelle des
Universaux.
Gauguin, un maçon qui lutte contre l’épar-pillement des couleurs, ne peut que s’insurger contre la
Provence convulsive de
Vincent.

Barbouilleur de l’instinct
Griffonneur de l’intellect

la dispute tournait au dialogue de sourds

Les nèfles sont trop mûres

Vieil olivier tordu

L’humour est centre de gravité.

Paul Neuhuys

 

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NOUVELLE L’HUNE


NOUVELLE L’HUNE

Oh terre, terre !

m’écrie-je dans le porte-voix du trou dans la brume

Les vapeurs de couleur qui montent des abysses, ont le bon-pied des grands départs, carguez toute la voilure mes gabiers

on va franchir le tropique

et célébrer le rite de Neptune

Dauphins-pilotes faites remonter les roses jaunes du Capitaine du fond de sa demeure anglo-normandes, Petit-Frère prend la barre et cap au vers

Le sourire dans l’amphore et la cale au ventre plein d’espoir !

Niala-Loisobleu – 17/03/18

 

 

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