Le Tremplin. — Lire dit-elle


Voici ma troisième collaboration avec Niala-Loisobleu. D’après le tableau : Le Tremplin. La Vie, l’Amour 7 – 2018 – Niala – Acrylique s/carton-bois 50×70, encadré s/verre Aux rideaux d’un rêve roux, le souffleur à la fosse arraché n’a plus assez de mots pour compter ce qui s’ajoute ou se soustrait à la rétine déroutée. C’est […]

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17 réflexions sur “Le Tremplin. — Lire dit-elle

  1. Merci Barbara, je suis ému…

    FEUILLETANT LE GLOBE

    Je n’ai jamais fait le tour de la Terre

    Je l’ai presque fait plusieurs fois

    Mais en revenant toujours par le même côté

    Il est grand temps que je m’y mette

    Je vais aller toujours vers l’est comme Philéas Fogg

    D’abord l’Extrême-Orient puis la Californie

    Cela ne me fera pas retarder d’un jour

    Car en traversant la ligne de changement de date

    Au milieu du Pacifique j’aurai rajusté mon calendrier

    Pourtant je suis sûr que cette révolution qui nous reste

    Est un élixir de jouvence

    Et que nous aurons pratiquement vaincu la mort

    Quand nous serons satellisés

    Michel Butor

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    • Repoussant le souffleur et le pompier du service des posts, au soir resté éclairé des mots-émoi, comment retenir mieux l’émotion qu’en l’enfermant en soi ? Peut-être qu’en disant fort on dérange le battement de pouls a se méprendre, vas savoir, au point où en arrivent les choses, taire devient majeur, m’aime si ça fait mal à sa place.

      PAROLES DANS L’AIR

      L’air si clair dit : «
      Je fus un temps votre maison,

      puis viendront d’autres voyageurs à votre place,

      et vous qui aimiez tant ce séjour, où irez-

      vous?
      Je vois bien de la poussière sur la terre,

      mais vous me regardiez, et vos yeux paraissaient

      ne pas m’ètre inconnus; mais vous chantiez parfois,

      est-ce donc tout?
      Vous parliez même à demi-voix

      à quelqu’un qui était souvent ensommeillé,

      vous lui disiez que la lumière de la terre

      était trop pure pour ne pas avoir un sens

      qui échappât de quelque manière à la mort,

      vous vous imaginiez avancer dans ce sens,

      et cependant je ne vous entends plus : qu’avez-

      vous fait?
      Que va penser surtout votre compagne? »

      *

      Elle répond à’ travers ses heureuses larmes :

      «
      Il s’est changé en cette ombre qui lui plaisait. »

      Philippe Jaccottet

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  2. C’est ça le miracle de l’interprétation personnelle d’un tableau : on franchit le cadre (ici le verre qui n’est pas un miroir), on s’y fond, on s’y confond, Barbara offre ses mots à Loisobleu, qui les reconnait immédiatement (avec émotion et gratitude… et c’est ça le miracle des affinités électives… Duo remarquable !

    Aimé par 1 personne

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