SEXOPHONE


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SEXOPHONE

 

En râles tuyau à musique sur lequel les doigts vont et viennent

Tu montes et tu descends

Ondulant de la hanche

Lascive et rauque

Qui roule, presse et pice le bouton magique

Musique qui vit le jour en Afrique

J’ai les oreilles dans les cris

De ton ventre qui se tord

Sous mes deux mains

Le long des secousses courbes

Lançant ses ors en éclairs

Sexophone tu me rends fou

Les feulements jazz

De notre étreinte te font

Sexe saxophone

Vaginal instrument

Qui pleure par la corolle

Que je mord

A ras bord

De tribord à bâbord

Jusqu’au port de Don Byas

Où expire en chorus exalté

Le chant qui fleurit le soir monotone

D’une musique sauvage couronnant

Une ardente féminité.

 

Niala-Loisobleu- 10 Mars 2018

Illustration: Etude – Niala

LA BOÎTE A L’ÊTRE 35 – MANIFESTATION DE LA MUSE


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 35

Dédicace à Barbara

MANIFESTATION DE LA MUSE

Les lacets de la corniche

ont chaussés les rayons du soleil

de vapeurs qui animent  la vue

le temps de la montée.

Formes dansantes, la nature appelle à la fraîcheur.

Dans l’escalade la végétation méditerranéenne espace les voile en trouées d’apnées.Tandis qu’un oiseau vert la protège de son chapeau à plumes, la Muse a dressé le couvert du paysage. Chaque maison se serrant à l’autre dans l’ordre cellulaire qui donne à la peau tous les évents par lesquels les pores protègent l’ escale.

De la toile au départ muette, bientôt les insectes en se grattant aux guitares, percent des entrées aux fontaines. Au travers des grilles, les façades cerbères libèrent les rouges en coulées sanguines. Cascades d’éphémères hibiscus que leurs roseurs permanentes agrippent à la blancheur des villages

Une boîte de couleurs bâtée sur un âne se balade en noria.Les aloès font la roulante pour que la cantinière pourvoie au besoin de l’équidé aux grandes oreilles.Il y a longtemps dans l’arène passa l’amour fou du peintre pour ce coin de taire. Le dispersant aux passages ibériques laissés aux quatre du monde par une scélérate conquête. Bleu de la maison de Frida laissé aux tripes de son faire rougi. Un héritage inca l’ayant mis au sacrifice par un tramway non nommé désir. Poignardant de ses ferrailles l’enfant toujours porté en elle tout en le coupant du nid.L’amour quand il grave pareille violence marque par le sceau de la douleur son éternelle naissance.

Muse rayonnante de Lumière, moi ton petit-peintre bleu, je ne peux m’amputer de ta main qui m’indique par-dessus sa malformation d’inhumanité la Beauté de la VIe.

Ma Muse, permanent espoir poétique.

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2015

 

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Manifestation de la Muse – 2015 – Niala – Acrylique s/toile 65×50

PERTE BLANCHE


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PERTE BLANCHE

La langue en limaille de faire, je me surpris tôt matin, à côté des patins grattant le parquet à l’étoile aimerie. Mon pichpin, ocre rouge à la veine, se tordait les noeuds sous la caresse. Le bougre aime le beau dais. Des tiroirs fermés de la commode, le petit linge se balançait des oeillades à travers les trous-trous des dentelles. Erotique le manuel arrivé des Indes sans papiers, se consolait tout seul. Ah, quelle jour naît, il faut talé les poires du curé à la maternité. Un con c’est quand ? chantonnait l’hydrocéphale les lèvres collées au carreau du temple. On dit sans cesse que ça gaze pas, alors pourquoi ceux qui vendent le gaz se font des couilles en or ? Les roues pètent, on déjante. Tiens Mame Miches-Hue, vous allez en corps à con fesses ? Un vieux cheval rencontré aux abattoirs jouait du piano dans une boîte de jazz, je l’accompagnais en ce temps là au banjo, nous nous sommes perdus de vue par perte de dixièmes consécutive à nos lectures subversives, pleines de corrosion, jusqu’à ce qu’on se retrouve au Palais de la Découverte, dans une échoppe de bière avant crémation. Ah, ouais les prix flambent ! Puti, d’ici qu’on n’apprenne que des parisiens sont allés mordre des vaches au pré, pendant un week-end, ya pas loin ! Les z’haricots sont cuits.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2018